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Une collecte lancée pour sauver la ferme Verschuere

L'éleveur de Saint-Aubin-en-Bray (60) espère profiter de la générosité citoyenne pour faire face à la condamnation prononcée à son encontre le 8 mars dernier par la Cour d'appel d'Amiens dans une affaire de conflit de voisinage.

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Vincent Verschuere ne désarme pas après sa condamnation par la Cour d'appel d'Amiens. Il réfléchit à la manière de répondre aux injonctions de la justice et au financement des dommages et intérêts qu'il doit régler à ses voisins.
© EARL Verschuere

« Non à la démolition ». Le message est clair, la famille Verschuere n'a pas l'intention de baisser les bras. Après sa condamnation par la Cour d'appel d'Amiens le 8 mars dernier à payer plus de 100 000 euros de dommages et intérêts à des riverains de son exploitation pour "troubles anormaux du voisinage", Vincent Verschuere espère bien trouver une solution pour ne pas avoir à démolir son bâtiment d'élevage. Passé le choc de la décision de justice, ses proches ont lancé une cagnotte en ligne pour récolter des fonds. Les raisons de cette initiative sont multiples : « Premièrement, ils n'ont pas ce montant sur leurs comptes... Deuxiemement, sans son outil de travail, Vincent ne peut plus continuer son activite? », explique Coralie Verschuere, à l'origine de la cagnotte sur la plateforme leetchi.

Trois mois pour réagir

Depuis sa condamnation par la justice amiénoise, Vincent Verschuere dispose d'un délai « de trois mois » pour proposer des aménagements sur ses installations pour permettre d'en réduire les nuisances. S'il n'y parvient pas, il sera contraint de démolir le bâtiment montré du doigt qui abrite une partie de son troupeau et sa salle de traite. Dans le même temps, l'éleveur de Saint-Aubin-en-Bray chercherait encore des recours judiciaires contre la décision qui s'est abattue sur lui.

« Aucune erreur » de la part de l'éleveur

Les dons collectés sur la plateforme serviraient donc « à financer ces démarches ou dans le plus sinistre scénario à rembourser les indemnités », détaille Coralie Verschuere. Au passage, cette dernière en profite pour « remettre l'église au milieu du village », et répond à quelques accusations qui accablent la ferme Verschuere : « Ils (Vincent et sa mère, associés au sein d'une EARL, ndlr) ont respecté toutes les procédures, effectué tous les aménagements possibles pour réduire le bruit, réduire au maximum leur impact environnemental, améliorer la qualité de vie de leurs animaux, et s'intégrer au maximum dans le paysage. Sans ce bâtiment, Vincent ne pouvait pas reprendre la ferme. Ce n'était pas son choix de s'installer sur cet emplacement, mais son dernier recours pour reprendre la ferme familiale. Par ailleurs, il y avait déjà de l'activité auparavant sur cet emplacement, qui faisait déjà partie de la ferme. Ils ont obtenu une dérogation pour s'installer à moins de 30 mètres des habitations par les autorités publiques. Aucune erreur de leur part n'a été commise ».

Au regard du nombre de soutiens qu'a reçu Vincent Verschuere depuis le début de cette affaire, atteindre le montant attendu d'ici un peu moins de trois mois ne devrait être qu'une formalité. Mais tant que rien ne bouge, difficile pour lui de se projeter dans un avenir serein pour son exploitation.

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