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Une caméra sur rail pour veiller sur le troupeau, jour et nuit

À la Ferme de Brandelles, dans les Yvelines, les frères Genty ont équipé leur bâtiment d’élevage d’une caméra sur rail pilotable à distance. Où qu’ils se trouvent, les deux éleveurs gardent un œil constant sur leurs bêtes. Une tranquillité d’esprit dont ils ne se passeraient plus.

S’il est un équipement dont Germain et Florentin Genty ne pourraient plus se passer, c’est bien cette petite caméra. Dans leur bâtiment d’élevage, les deux frères ont installé un dispositif un peu particulier. La caméra pivote, zoome… Mais surtout, elle coulisse sur un rail et peut parcourir les 72 mètres du bâtiment en moins de 30 secondes.

Surveillance à distance

Au fil des années, elle est devenue une alliée précieuse pour les deux éleveurs de la Ferme de Brandelles, à Saint-Martin-de-Bréthencourt (Yvelines). Un outil qui leur apporte à la fois de la tranquillité d’esprit et un confort de travail appréciable au quotidien.
« Ici, nous élevons 200 bovins allaitants, de race limousine, ainsi qu’une centaine d’ovins, raconte Germain Genty. Nous cultivons aussi du blé, de l’orge, du colza, des betteraves, du foin, des pois et de la luzerne, dont une partie est destinée à l’alimentation de notre élevage. Les journées sont bien remplies, il faut tout gérer de front ».
La caméra est directement reliée à leurs téléphones portables, ce qui leur permet de la piloter à distance. « C’est une aide précieuse pour surveiller nos bêtes où qu’elles se trouvent dans le bâtiment. On peut déplacer la caméra d’un bout à l’autre et le zoom est très performant : il nous permet même de lire le numéro d’une vache ».

Des nuits plus sereines

Si l’équipement évite aux éleveurs certains allers-retours entre les champs et le bâtiment au cours de la journée, il se révèle surtout très utile la nuit, en période de vêlages et d’agnelages.
« Avant, pendant les périodes de mise bas, il fallait se déplacer dans le bâtiment deux fois par nuit : une fois vers 23 heures et une autre vers 3 ou 4 heures du matin, poursuit Germain Genty. Comme j’habite à quelques kilomètres de la ferme, c’était très fatigant. Aujourd’hui, je prends simplement mon téléphone pour vérifier que tout va bien. Si une bête a besoin d’aide, je me lève ; sinon je me rendors tranquillement ».
La nuit, la caméra est équipée de deux puissants projecteurs qui permettent « de voir presque comme en plein jour ». Les frères Genty ont d’ailleurs adapté leurs pratiques pour optimiser la surveillance. « Nous avons pris l’habitude de repailler le bâtiment une seconde fois le soir. D’abord parce qu’on aime que les animaux soient au propre, mais aussi parce que, avec leur robe claire, on les distingue beaucoup mieux sur une litière bien paillée ».
L’investissement s’est élevé à environ 10 000 euros. Une somme que les deux frères jugent « rapidement amortie » au regard du confort de travail et de l’usage quotidien qu’ils en font. Ils ont également bénéficié d’un accompagnement de la MSA dans le cadre d’un dispositif visant à améliorer les conditions de travail des exploitants.•

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