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Un système extensif bien intégré dans l'exploitation.

La Scea Patteville, s'est vu remettre un sabot d'argent lors de la dernière journée du pôle allaitant de Normandie.

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Charles Corruble : « Nous avons un système très extensif qui s'intègre bien dans notre exploitation qui produit de la pomme de terre. Avec 40 hectares de pâtures que nous ne pouvons pas retourner, nos animaux sont nourris à l'herbe et ont de la paille à volonté ».
© Catherine Hennebert


Ce trophée remis par Bovins Croissance met en lumière les éleveurs de bovins allaitants présentant les meilleurs critères techniques et économiques du territoire dans chaque race. Plusieurs critères sont pris en compte : l'indexation du cheptel, le poids à 210 jours, l'indexation des pères, le pointage, le taux de mortalité des veaux, l'intervalle vêlage-vêlage, et la progression de ces résultats sur trois ans. Derrière la Scea Patteville, il y a Charles Corruble et sa mère Catherine. C'est Xavier, le père de Charles, à la retraite depuis peu, qui a monté et développé l'élevage de salers sur l'exploitation.

 

40 mères sur l'atelier
Aujourd'hui, il y a 40 mères sur l'atelier qui dégage entre 700 et 900 euros de marge brute par hectare. L'intervalle vélage-vélage est de 370 jours, les vêlages sont groupés autour du 15 septembre et du 15 novembre. La mortalité des veaux est de 5 % « Nous avons un système très extensif qui s'intègre bien dans notre exploitation qui produit de la pomme de terre. Avec 40 hectares de pâtures que nous ne pouvons pas retourner, nos animaux sont nourris à l'herbe et ont de la paille à volonté. Avec notre fabricant d'aliments, nous échangeons également une partie de notre blé contre de l'aliments complet pour vache allaitante ».
Charles fait un peu de génétique depuis 10 ans. Il pratique une dizaine d'IA par an et garde des taureaux. " Nous avons fait le choix de mettre un peu d'argent dans la génétique car on le retrouve en termes de croissance et de conformité."

 

Génétique
" Nous essayons de travailler sur le gabarit et sur les aptitudes laitières des animaux. Je sélectionne beaucoup en fonction de l'index. L'objectif est d'avoir des vaches au-dessus de 100. Dans le troupeau, il y a très peu de vaches en dessous de 105. Un index de 112-115, c'est gage de performance. Je retiens toujours le conseil d'Alban Crevecoeur sur l'importance de l'index. La pesée des veaux permet de se rendre compte des qualités maternelles de la vache.  Quand je réforme, les vaches peuvent repartir dans des élevages car elles sont en très bon état ".

 

Conversion en bio
Les mâles sont vendus en broutard et les femelles sont vendues pour la reproduction. Aujourd'hui, les génisses ne partent pas aussi rapidement qu'avant. C'est pourquoi le jeune homme réfléchit à convertir l'élevage en bio pour se démarquer des autres. « Il n'y aurait pas grand-chose à faire sur l'exploitation. Mon idée serait également de développer la vente directe. Nous croisons aussi de l'angus avec la race salers, ce qui donne des animaux qui ont la faculté de valoriser les fourrages grossiers. Nous développons également le gêne sans corne ». « Nous sommes sur un objectif de simplicité et de rentabilité. Nous avons un élevage extensif mais un comportement d'entrepreneur. Ce n'est pas incompatible »

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