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Succès pour la première journée de formation ovine organisée par le GDMA 76

Le GDMA 76 a organisé le 24 février sa première journée de formation auprès des adhérents de la section ovine. Cette réunion a réuni 18 éleveurs, certains détenteurs de quelques moutons, d'autres avec plus d'une centaine de brebis.

Pour l'occasion, le docteur vétérinaire Antoine Fournier, praticien à Bellac en Haute-Vienne, est venu partager son expérience en tant que vétérinaire spécialisé en ovins. Cette journée a été axée autour de l'alimentation des ovins au service de leur santé.

Examen des animaux : l'observation de l'éleveur avant tout

En premier lieu, il convient de bien observer les animaux et notamment leur attitude par rapport au reste du lot. Vient ensuite l'examen rapproché individuel : observer la note d'état corporel (NEC), l'aspect des crottes, l'appareil reproducteur (vulve et vagin) et la mamelle. La NEC se mesure au niveau des lombes (quantité de muscles palpables) et est comprise entre 0 (animal extrêmement maigre) et 5 (animal très gras). À titre d'exemple, on vise une NEC de 2,8-3,5 dans les 4-6 semaines avant la mise-bas pour limiter le risque de toxémie de gestation.

La fin de la gestation : une période à risque

La toxémie de gestation est une maladie liée à un déficit énergétique de la brebis en fin de gestation (elle ne consomme pas assez pour couvrir ses besoins). La brebis peut présenter des signes neurologiques, des difficultés à se lever et ne s'alimente plus. La taille de la portée ou une alimentation inadéquate sont les facteurs de risque accrus de cette pathologie.

En prévention, la ration doit être plus énergétique dans les 4 à 6 semaines avant la mise-bas en augmentant progressivement les quantités de 50 grammes/animal/jour. Elle doit donc être adaptée pour fournir suffisamment d'énergie, d'azote, mais également des oligo-éléments et vitamines (attention notamment à la vitamine E).

Apport de concentrés : attention aux agneaux

Chez les agneaux, l'alimentation peut aussi entraîner des maladies. L'entérotoxémie touche souvent de beaux agneaux et entraîne une mort subite. Elle est favorisée par un excès d'azote (herbe de printemps) ou une transition brutale (mise à l'herbe ou inversement rentrée en bâtiment avec peu de fibres consommées) et par la présence de parasites digestifs. Il convient donc de limiter les stress, notamment au sevrage en gérant les apports énergétiques et azotés, et de faire le point avec son vétérinaire sur le protocole parasitaire (coprologies possibles et fortement recommandées pour évaluer la charge parasitaire).

L'abreuvement doit aussi être surveillé : volume disponible suffisant et qualité de l'eau à ne pas négliger. En effet, une baisse de la quantité d'eau associée à des concentrés avec un rapport Ca/P proche de 1 sont des facteurs de risque de lithiases urinaires. Les agneaux mâles ne peuvent plus uriner et meurent en quelques jours.

Les éleveurs ayant participé à cette journée se sont montrés enthousiastes à l'idée d'une prochaine journée de formation. Le rendez-vous est donc pris pour l'année prochaine, avec potentiellement une journée très technique dédiée aux plus gros élevages et une journée d'approche globale pour les élevages de taille plus modeste.•

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