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La question de l’acceptabilité des installations de méthanisation

Les deuxièmes rencontres régionales de la méthanisation en Normandie se sont déroulées du 30 mars au 2 avril.

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© D. R.

Avec le plan Métha’Normandie, la Région soutient de manière très ferme les projets de méthanisation et particulièrement la méthanisation agricole. Ce soutien est conditionné selon la qualité des projets : « nous défendons les bonnes manières de la méthanisation. C’est-à-dire une méthanisation au service de l’agriculture et non l’inverse. Et pour que cela soit complètement efficace, il faut que le biogaz produit soit injecté directement dans des réseaux de proximité. Voici nos conditions pour que l’on ait une boucle locale vertueuse de production de gaz vert made in Normandie » a introduit le conseiller régional Hubert Dejean de la Batie aux rencontres régionales de la méthanisation.

« La méthanisation est une voie de diversification pour les agriculteurs, elle est complémentaire à l’activité d’élevage, elle présente un intérêt agronomique et a une lisibilité économique. La chambre régionale d’agriculture accompagne les porteurs de projets au niveau du financement mais également en ce qui concerne l’acceptabilité sociétale. La communication est très importante. À chaque projet une association anti se crée », ajoute Jean-Louis Belloche, vice-président de la chambre régionale d’agriculture de Normandie.

Anticiper

En ce qui concerne l’acceptabilité sociétale, les arguments ne manquent pas pourtant. Par exemple, cinq projets de méthanisation permettent la création d’une cinquantaine d’emplois. Aux riverains réfractaires, il est important d’expliquer également que ces installations permettent la fourniture locale de gaz vert et participent à la compensation des émissions des gaz à effet de serre. Sur le projet de Bois-Héroult par exemple, les 25 000 tonnes d’effluents qui alimenteront le méthaniseur fourniront de l’énergie à 800 foyers ! Et cela implique 11 agriculteurs.

Il y a vraiment des enjeux de compréhension mais les décideurs locaux ne sont pas toujours des experts en la matière. Pourtant la pédagogie semble être le préalable à la concertation affirme Thomas Muselier de l’agence de concertation TACT, spécialisée en communication sur des sujets sensibles. « Il faut se poser la question, le plus en amont possible, de savoir ce qu’il faut faire pour que cela se passe le mieux possible. Les porteurs de projets ne sont pas toujours à l’aise pour argumenter. Il ne faut pas hésiter parfois à s’entourer de professionnels de la communication, mais surtout ne pas attendre que l’opposition se manifeste. Le méthascope, conçu par France nature environnement, est un outil formidable qui permet d’objectiver l’approche. C’est une base de discussion solide ».

Le plan Métha’Normandie c’est aussi de la sensibilisation et de la communication auprès des élus au sein des syndicats d’énergie. Pourquoi ne pas apporter de l’information objective sur la méthanisation aux journalistes en organisant des éductours méthanisation destinés à la presse ?

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