Aller au contenu principal

Se couvrir contre les dégâts de la faune sauvage

Pour se couvrir des dégâts causés par la faune sauvage, une application a été développée par les Chambres d'agriculture.

Le classement Esod d'une espèce doit être justifié par le fait qu'elle génère un montant de dégâts significatif, objectif et documenté. Alors, si vous observez des dégâts, signalez-les.
Le classement Esod d'une espèce doit être justifié par le fait qu'elle génère un montant de dégâts significatif, objectif et documenté. Alors, si vous observez des dégâts, signalez-les.
© Gabriel Omnes

La faune sauvage est parfois à l'origine de pertes financières importantes pour les exploitations agricoles à cause des dégâts qu'elle génère dans les parcelles ou dans les élevages. Bien que les dégâts occasionnés par la grande faune (sanglier en particulier) puissent être indemnisés par les fédérations des chasseurs s'ils représentent des surfaces assez conséquentes, ce n'est pas le cas de ceux causés par la petite faune.

Quelle que soit la situation, lorsque cela est possible, il est primordial de mettre en œuvre des moyens préventifs de lutte contre ces dégâts (clôtures électriques contre les sangliers, dispositifs d'effarouchement contre les corbeaux et les pigeons...). Toutefois, ces mesures préventives ne sont pas toujours suffisantes et il est souvent nécessaire de pouvoir effectuer une régulation des espèces en surnombre en dehors des périodes de chasse, soit à tir, soit par le biais du piégeage. C'est notamment le cas lors des semis de printemps lorsque la concentration de certaines espèces est trop importante (corbeaux et corneilles notamment).

Cependant, la régulation des espèces chassables en dehors des périodes d'ouverture de la chasse n'est possible que si ces espèces figurent sur la liste des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (Esod) et sous certaines conditions fixées par un arrêté préfectoral annuel. Mais le classement Esod d'une espèce doit être justifié par le fait qu'elle génère un montant de dégâts significatif, objectif et documenté.

Ainsi, afin de maintenir ce classement Esod pour les espèces qui le sont actuellement et de continuer à pouvoir obtenir des autorisations individuelles pour les réguler au moment où elles occasionnent des dégâts dans les cultures notamment, il est donc indispensable de signaler chaque année les dégâts non indemnisables occasionnés par la faune sauvage. À noter que ces signalements sont à faire indépendamment des dossiers souscrits auprès des fédérations de chasseurs en vue d'une indemnisation des dégâts de grand gibier.

D'autre part, le signalement de dégâts de sangliers trop diffus pour être indemnisés, tout comme ceux causés par d'autres espèces (blaireau par exemple) peuvent aussi permettre de faire remonter auprès des services de l'État des problèmes ponctuels afin de mieux réfléchir aux solutions à mettre en place.

Une application pour déclarer les dégâts de la faune sauvage

Ainsi, pour vous faciliter le signalement des dégâts provoqués par la faune sauvage sur vos cultures, vos élevages et vos biens, une application web et smartphone a été développée par le réseau Chambre d'agriculture France. Son fonctionnement est très simple ; en effet, une fois l'application téléchargée sur votre Smartphone et votre compte créé, il vous suffit de prendre une photo et de renseigner quelques informations (culture, espèce à l'origine des dégâts, moyens de protection éventuels...). Pas besoin de précision géographique, la parcelle est déjà géolocalisée grâce à l'application.

Alors, si vous observez des dégâts, à vos smartphones !•

Pour en savoir plus, contactez le 02 35 59 47 12.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole