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Savoir estimer la fertilité naturelle de son sol

La Codah sensibilise les agriculteurs situés sur les BAC de Radicatel et d’Yport

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Les 14 et 18 décembre, la Codah a organisé des réunions techniques pour sensibiliser les agriculteurs du territoire à la protection de la ressource en eau.
© codah

La Codah souhaite sensibiliser les agriculteurs du territoire à la protection de la ressource en eau sur les bassins d’alimentation des captages. Les 14 et 18 décembre, elle a organisé des réunions techniques qui mettent en avant des pratiques agricoles qui vont dans ce sens.
Chez Joseph Bellet à Goderville, Le CER Seine Normandie et la chambre d’agriculture ont abordé le thème de la fertilité naturelle du sol. 
Quand il y a des problèmes de fertilité du sol, celui-ci perd sa cohésion et les problèmes d’érosion apparaissent. Ce sont des milliards de tonnes de terre fertile qui partent vers la mer tous les ans dans le monde et les pratiques agricoles n’y sont pas pour rien. Plus localement l’érosion mène à la pollution des eaux souterraines via l’engouffrement des ruissellements dans les bétoires et donc à la pollution des captages d’eau potable. D’où l’importance de limiter ces phénomènes d’érosion pour la protection de la ressource en eau. Il existe des leviers agronomiques pour améliorer la situation mais dans un premier temps, il est important de savoir estimer la fertilité de son sol :
L’analyse de sol permet d’appréhender la fertilité chimique, c’est-à-dire la nutrition minérale des végétaux, la capacité à stocker les minéraux.
Le profil de sol, le profil pédologique, le profil pénétromètre et le test bêche informent sur la fertilité physique qui détermine les conditions de germination, de colonisation des racines, d’aération, de porosité.
Le comptage vers de terre, la respiration micro-organismes du sol, le « soil your undies » donne une bonne indication sur la fertilité biologique.

« Valise sol »
La « valise sol » est un outil intéressant qui peut aider à comprendre le fonctionnement biologique de son sol et suivre son évolution au fil du temps. Cet outil qui renferme cinq tests a été présenté par Vincent Lesenne de la chambre d’agriculture de Seine-Maritime. Il peut être mis à disposition des groupes de développement :
Le test bêche donne une idée de l’organisation de la structure du sol. Il complète l’analyse de la texture au toucher.
Le test infiltrométrie informe sur la capacité du sol à permettre le mouvement de l’eau dans et à travers le profil du sol. L’eau qui pénètre lentement entraîne la formation de flaques, de l’érosion ou de l’hydromorphie. Un taux d’infiltration trop élevé peut conduire au lessivage des nitrates et pesticides.
Le test densité apparente est un bon indicateur de la compaction du sol et de la santé du sol, de la profondeur d’enracinement, de la capacité disponible de l’eau, de la porosité du sol, de la disponibilité des éléments nutritifs et de l’activité des micro-organismes. Au delà d’une densité apparente de 1.6 g/m3, il y a des contraintes pour le développement racinaire, la circulation de l’eau et de l’air. A partir de 1.45, le phénomène de tassement apparaît.
Le test vers de terre permet d’identifier les différents groupes (épigés, endogés et anéciques) qui renseignent sur la fragmentation et le niveau d’incorporation des matières organiques.

Le test respiration est une mesure du dioxyde de carbone rejeté dans le sol, provenant de la décomposition de la matière organique par les microbes, de la respiration du sol, des racines, des plantes et de la faune du sol. Ce test est un indicateur important de la santé du sol au niveau de son activité microbienne.
Une fois le diagnostic effectué sur les trois piliers de la fertilité (physique, chimique et biologique), si un problème est mis en évidence, chacun peut réfléchir aux leviers agronomiques à mettre en place sur son exploitation pour retrouver une bonne fertilité  en particulier sur le travail du sol et sur l’apport de matières organiques pour donner à manger aux micro-organismes (couverts végétaux, cultures associées, résidus de récolte, agroforesterie, amendements organiques, prairies temporaires dans la rotation..) . Le principe étant d’augmenter les entrées de matières organiques et d’en limiter les sorties.

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