Aller au contenu principal

Réhabiliter les friches industrielles

Plutôt que de sacrifier des terres agricoles pour implanter des entreprises, l’Etat réfléchit à assouplir les contraintes pour installer celles-ci sur les nombreux anciens sites industriels pollués que possède la Seine-Maritime et qui sont laissés en friche.

file-alt-64454
Les sites et sols pollués recensés début 2015. Les bords de Seine abritent de nombreuses friches en raison de son riche passé industriel.
© Basol

« Ces terrains sont disponibles pour y accueillir ou agrandir des entreprises et ils sont souvent très bien situés », explique Fabienne Buccio, la préfète du département qui a révélé à la presse le 20 juin une expérimentation menée cet été sur trois départements, dont la Seine-Maritime.

Législation
La législation dans le domaine des sols pollués s’est durcie ces dernières années, laissant de nombreux hectares inoccupés, faute de moyens pour les réhabiliter. Depuis 1999, il existe une obligation de remise en état pour le vendeur et au fil du temps, ces terrains sont devenus inaccessibles, le coût de dépollution étant de plus en plus élevé.
En 2015, une étude du cabinet Xerfi a recensé 275 000 sites industriels français potentiellement contaminés, dont 4 800 nécessiteraient une action des pouvoirs publics. La vallée de Seine fait partie des régions qui sont les plus concernées en raison de son riche passé industriel. La base de données Basol en compte 387 en Haute-Normandie.
« Ces terrains pollués, il faut les rendre commercialisables en ces temps de reprise économique », estime Fabienne Buccio. Elle cite en exemple les 240 hectares de l’ancienne raffinerie Petroplus de Petit-Couronne qui ont bénéficié de fonds de l’Ademe pour leur dépollution, avec l’intervention d’une entreprise spécialisée. « Je l’ai visitée en avril dernier. C’est spectaculaire mais il a fallu injecter beaucoup d’argent, reconnaît-elle. On ne pourra pas le faire partout. »

Alors quelles solutions ?
Une mission va venir constater les résultats sur le terrain les 11 et 12 juillet et ensuite elle planchera sur « une règlementation spéciale pour enlever des couches de règlementations », promet la préfète qui souligne qu’à l’heure actuelle, elles sont « les mêmes que pour l’agriculture ».
Cela pourrait concerner de nombreux sites. On pense spontanément à Seine-Sud dans la métropole de Rouen - 500 hectares - mais aussi à Port -Jérôme -120 hectares. « Les conclusions de cette mission seront profitables pour l’Etat, les entreprises et les citoyens », espère la représentante de l’Etat, visiblement enthousiaste pour le projet. Après la remise d’un rapport en septembre, la mission étudiera la possibilité d’une simplification des normes.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole