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Quelques conseils pour acquérir de l‘expérience

Le jeudi 12 décembre, lors du forum Terre.s d’avenir au lycée d’Yvetot, une table ronde a réuni collégiens et lycéens en CAP et BTS autour de professionnels du secteur agricole. Animée par quatre Jeunes agriculteurs et une chargée de projet de chez NatUp, cet échange a permis de découvrir les différentes voies pour acquérir de l’expérience dans l’agriculture.

L’immersion agricole est « précieuse pour débuter et pour se faire une première expérience », affirme Alban Bréhon, installé depuis janvier 2024 en polyculture-élevage à Falaise.
L’immersion agricole est « précieuse pour débuter et pour se faire une première expérience », affirme Alban Bréhon, installé depuis janvier 2024 en polyculture-élevage à Falaise.
© Charlotte Casteran

« Pour vous forger votre propre expérience, rien de tel que de visiter d’autres fermes et d’y découvrir différents types de production », recommande Hélène Saint Aubin, salariée agricole dans une exploitation en polyculture-élevage laitier à proximité du Havre, et présidente des Jeunes agriculteurs de la Seine-Maritime (JA 76), aux élèves curieux de savoir comment acquérir une expérience dans le secteur agricole lors de la table ronde, organisée pour l’occasion. 
Plusieurs intervenants ont partagé leurs expériences et prodigué quelques précieux. Parmi eux, Alban Bréhon (JA 14), Nicolas Legrand (JA 50), Lucien Puech d’Alissac (JA 76), récemment installé, ainsi que Manon Dumesnil, chargée de projet digital chez NatUp. Les échanges ont permis d’illustrer la diversité des trajectoires professionnelles possibles.

S’immerger dans le monde agricole 

« Il est essentiel de ne pas hésiter à poursuivre des études supérieures et à privilégier l’alternance, car cela permet de dire à un futur employeur : “J’ai acquis ces diplômes, mais j’ai aussi de l’expérience” », conseille Alban Bréhon, installé depuis janvier 2024 dans une exploitation en polyculture-élevage à Falaise. Selon lui, l’immersion en entreprise agricole est non seulement « précieuse pour débuter » mais aussi « indispensable pour se faire une première idée du métier et voir si cela nous correspond réellement ». Nicolas Legrand, en cours d’installation dans la Manche, près de Granville, abonde dans ce sens : « J’ai effectué de nombreux stages, dans différentes exploitations. J’ai commencé par les vaches avant de travailler dans l’élevage de canards pour la production de foie gras. Ces immersions m’ont permis d’éviter de me fermer à un seul type de pratiques et de découvrir d’autres facettes du métier ».

Un avenir dans le para-agricole

Manon Dumesnil, chargée de projet digital chez NatUp, a présenté les nombreuses opportunités professionnelles offertes par le secteur para-agricole. Après un BTS Acse obtenu au lycée agricole d’Yvetot et un master à l’École supérieure des agricultures (ESA) d’Angers, elle a choisi de compléter sa formation par un cursus en alternance. « Chez NatUp, nous recrutons chaque été 300 saisonniers pour la moisson. J’ai travaillé dans ce cadre pendant quatre années. Puis, après un stage de 15 jours, j’ai été embauchée en alternance, ce qui m’a permis d’obtenir un poste de chargée de projet », raconte-t-elle. Elle précise que la coopérative recrute chaque année une centaine de stagiaires et une quarantaine d’alternants. Les perspectives de carrière sont multiples, allant des fonctions commerciales aux postes de conseiller en fertilisation ou en production animale. « Le secteur para-agricole offre un large éventail de métiers en lien direct avec les agriculteurs ».

le site stage-agricole.com

Hélène Saint Aubin conseille par ailleurs aux jeunes d’aller directement dans les fermes lors de leurs recherches de stage : « Appeler, c’est bien, mais rien ne vaut un contact direct, face à face », explique-t-elle. Pour illustrer ses propos, deux pod­casts d’agriculteurs maîtres de stage ont été partagés avec les élèves présents. 
Dans le premier podcast, Pierre Le Baillif, exploitant agricole dans l’Eure, souligne que l’accueil de stagiaires dans l’exploitation familiale permet non seulement de « tisser des liens avec d’autres fermes, mais aussi de former de nouveaux talents tout en recevant un soutien précieux au quotidien ». Pour recruter ses futurs stagiaires, il utilise le site stage-agricole.com qui, selon lui, « est une très bonne initiative qui permet de mettre en contact des personnes qui ne se seraient probablement jamais croisées ».
Dans le second, Paul Albert Mouchel, agriculteur de 34 ans dans la Manche, ayant effectué des stages dont plusieurs à l’étranger, a lui aussi choisi de devenir maître de stage pour transmettre son savoir et, pourquoi pas, trouver un futur associé. « Ce métier est physiquement exigeant, on y apprécie les personnes motivées et aux épaules solides », conclut-il.•

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