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Quatre-vingts animaux de race charolaise à Forges-les-Eaux ce week-end, exposition du travail de sélection de dix-sept élevages régionaux.

« Une belle vitrine de nos élevages »

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Sébastien Quibeuf, président de l’association des éleveurs de bovins en race charolaise (à l’arrière plan) :
« il n’est pas nécessaire d’acheter des animaux dans le berceau de la race ».
© Catherine Hennebert

Demain la ville de Forges-les- Eaux accueillera le concours interrégional charolais où vont être présentés plus de 80 animaux en provenance de 17 élevages de Seine-Maritime, de la Somme, de l’Oise et de l’Eure.
Sébastien Quibeuf est éleveur de charolais à Bouville, en Gaec avec son père et son oncle. En tant que président de l’association des éleveurs de race charolaise il est plutôt satisfait de cette mobilisation : « En 2011, le concours avait accueilli 35 animaux et en 2014, une soixantaine. Bien sûr dans le berceau de la race, il y a des concours qui réunissent 200 animaux mais je suis content, surtout en ces temps difficiles. Ce concours inter régional est reconnu par la race, c’est important pour la généalogie de nos animaux. Tous les âges seront représentés et nous aurons de belles sections. A cette époque, il y a en général plutôt pas mal de jeunes animaux entre 9 et 18 mois pour faire de la vente. Mais pour notre concours nous aurons aussi beaucoup de vaches, ce qui permettra de présenter 11 sections d’au moins 6 animaux ».

Un bon moyen de communiquer sur la qualité de nos animaux
Il n’y a plus beaucoup de concours en cette fin d’année et les éleveurs les fréquentent car c’est une bonne période pour prendre des contacts commerciaux. C’est donc, pour les participants, une opportunité de remettre leur élevage en avant.   « Le concours c’est une belle vitrine de nos élevages, un bon moyen de communiquer sur la qualité de notre travail et de dire qu’il n’est pas nécessaire d’aller acheter des animaux dans le berceau. C’est aussi un moment de convivialité qui permet de d’échanger avec les éleveurs et de constater si on répond bien aux critères de la race dont les objectifs évoluent. Aujourd’hui, on demande des animaux avec moins d’os, plus de culotte et plus de finesse de viande. La longueur de bassin pour faciliter les vêlages est bien sûr toujours très important et c’est tout à fait possible en charolais », précise le jeune éleveur. Le Gaec de la Mare aux Ifs présentera 16 animaux. L’élevage de Sébastien Quibeuf est un des huit élevages seinomarins participant au concours. Tous sont adhérents de l’association que le jeune homme aimerait dynamiser : « Il y a de très bons éleveurs de charolais qui n’aiment pas les concours. Il faut que notre association puisse leur apporter autre chose. C’est pourquoi nous nous rapprochons du syndicat de l’Eure pour tout ce qui concerne les réunions économiques et techniques. Ils sont plus actifs que nous dans ce domaine. Les éleveurs de l’Eure qui veulent faire concourir leurs animaux se rapprochent de nous pour les concours pour lesquels nous avons plus d’expérience ».
Catherine Hennebert

Le programme
Le concours débutera vendredi à 13 h 30. La journée se terminera par un repas et la remise des prix aura lieu samedi à 11 h 30 avec la participation des nombreux sponsors. Dix animaux blanc bleu belge seront également en présentation.

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