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Point sur la pousse de l'herbe
Préparer le printemps

Avec des températures positives la nuit et autour de 15 °C la journée, la production des prairies continue de se maintenir. Les valeurs alimentaires de cette petite herbe sont en général bonnes, il faut donc en profiter. Il est possible de continuer de la valoriser en prolongeant le pâturage des vaches ou en commençant à nettoyer les parcelles par d’autres lots d’animaux.

Pourquoi nettoyer des parcelles ?

Les prairies pousseront d’autant mieux si elles sont suffisamment rases en entrée d’hiver. Cela aidera à un tallage plus vigoureux des graminées au printemps, et les trèfles seront plus résistants au froid du fait de l’accès à la lumière. Opter pour une hauteur de sortie de 4 cm.

Quel intérêt du chaulage à l’automne ? 

Le chaulage doit être fait de façon régulière sur l’ensemble des prairies (sans excès pour ne pas entraîner un blocage du sol). Un pH inférieur à 5,3 a pour conséquence une moins bonne fertilité du sol. Les conséquences sont une mauvaise minéralisation de la matière organique et des bouses, une moins bonne assimilation des engrais fertilisants et parfois un développement des flores indésirables.

L’importance du pH

Viser un pH supérieur à 5,5 pour stimuler l’activité biologique du sol et sa fertilité. Cela améliore la productivité des prairies et la persistance des bonnes espèces. Cela permet également un bon fonctionnement des nodosités des légumineuses pour une meilleure restitution de l’azote à la prairie. Le chaulage se fait en période de repos végétatif, sur un sol portant et une herbe rase. Il est recommandé d’apporter en entretien des produits crus à hauteur de 500 unités (coût et vitesse d’action plus faibles) tous les 2-3 ans. Si la prairie présente des problèmes parasitaires, ou si vous souhaitez une action plus rapide sur le pH, privilégiez les produits cuits (ex : chaux vive). Vérifier le pH avec une analyse du sol. •

Source : Observatoire régional de la croissance de l’herbe en Normandie

Témoignage : EARL du Poirier, Le Loreur (50)
« Je suis agriculteur en agriculture biologie. Mon troupeau est composé de 70 vaches laitières, avec une dominante de normandes. Durant la sècheresse de cet été, nous avons distribué 70 % d’ensilage à l’auge, pendant trois semaines. Après le retour de la pluie, nous avons bénéficié de deux pousses d’herbe en août et en octobre. Les bonnes croissances de 60 kg de MS/ha nous ont permis de compenser la perte sur pied de cet été, et l’automne se poursuit comme un troisième printemps. Nous avons une fauche de moins par rapport à d’habitude, mais cela a permis une pousse plus régulière, de très bonne qualité, plus riche en unité fourragère, d’où un maintien de la production laitière et des taux. Cette bonne production vient du renouvellement des prairies temporaires ressemées en mélange depuis trois ans (dactyle, fétuque, RGA, trèfle violet, trèfle blanc), ce qui a permis une meilleure adaptabilité aux périodes sèches. Le stock d’herbe sur pied aujourd’hui va nous permettre de faire pâturer nos vâches encore un mois, avec uniquement 25 % d’ensilage contre 50 % les années précédentes, sous réserve d’un temps clément et doux » .
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