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Prairiales 2025 : quatre systèmes de cultures à découvrir

Des prairies vertes et des idées fraîches. Telle pourrait être la devise de la nouvelle édition des Prairiales qui se déroulera le 17 juin à la ferme expérimentale de La Blanche Maison à Pont-Hébert (Manche). Éclairage sur un des projets appelé Scuden (systèmes de culture plus durables pour les éleveurs normands).

Gabriele Fortino, référent des systèmes de cultures, et Marie Plessy, directrice de la Blanche Maison, suivent les différents essais que les visiteurs pourront découvrir lors des Prairiales 2025.
Gabriele Fortino, référent des systèmes de cultures, et Marie Plessy, directrice de la Blanche Maison, suivent les différents essais que les visiteurs pourront découvrir lors des Prairiales 2025.
© S. B.

"Scuden, pour moi, c'est déjà une réussite ", confie Gabriele, référent systèmes de cultures à la Chambre d'agriculture de Normandie. Et pour cause, la mise en place de la plateforme d'essais de systèmes de cultures, appelée Scuden, remonte à février 2024 après une longue réflexion engagée avec la Ferme expérimentale La Blanche Maison, différents partenaires, et des collectifs d'agriculteurs engagés dans l'agroécologie. C'est le cas des GIEE Manche agriculture de conservation, le GIEE porté par la Fédération des Cuma sur les techniques sans labour, un groupe Dephy installé dans le Bessin basé sur la polyculture élevage, la Cuma de Tréauville portée par le GIEE Cotentin désherbage et le réseau Dephy. Chacun apportant son expertise. L'Institut de l'élevage et la coopérative de Creully sont aussi partie prenante dans l'aventure, soutenue financièrement par la Région Normandie et des fonds européens.

Deux enjeux, quatre systèmes

Ce projet propose aux visiteurs une vitrine de quatre systèmes de cultures différents dans l'objectif de répondre aux enjeux du changement climatique et de la préservation de la qualité de l'eau. " On fait bouger le curseur en fonction de ces deux enjeux au sein des quatre systèmes ", explique le conseiller. Deux enjeux qui deviennent donc le fil rouge du projet tout en sachant que chaque essai vise à avoir des systèmes de culture performants pour les éleveurs, à favoriser l'autonomie fourragère et à améliorer les conditions de travail. " Les expérimentations à La Blanche Maison doivent conduire à faire évoluer les éleveurs.", souligne Gabriele Fortino.

Des rotations de cultures différentes

Différentes cultures ont donc été implantées. Le système labour repose sur du maïs deux années de suite et du blé ensuite. " La priorité consiste à protéger la ressource en eau ", prévient Gabriele Fortino, et d'agir sur les dates de semis, du désherbage mécanique. Les deux systèmes "techniques culturales simplifiées - TCS", et "agriculture de conservation des sols" reposent sur deux années avec du maïs et la troisième année avec du blé, cette fois-ci sans labour, avec l'utilisation d'outils accessibles. L'atténuation du changement climatique et l'érosion sont les points clés de cette expérimentation. La dernière parcelle correspond à un système TCS, avec une année de la prairie, la seconde du maïs et la dernière du blé.

Faire évoluer les éleveurs

Mobiliser les éleveurs sur l'ensemble des expérimentations est "une nécessité pour qu'ils partagent leurs expériences", prévient Gabriele Fortino. La Blanche Maison est donc là pour prendre des risques dans "l'objectif de faire évoluer les éleveurs", tout en prenant en compte deux facteurs importants, à savoir la qualité de l'eau et le changement climatique, mais aussi l'autonomie fourragère, le revenu et les conditions de travail. Ce sont les priorités de ces Prairiales 2025.•

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