Aller au contenu principal

« Pourquoi j'ai demandé à intégrer l'AOP camembert »

Aline Catoir explique les raisons qui l'ont amenée à faire la démarche.

file-alt-63925
Jusqu'au 9 septembre, tout éleveur, maire, ou toute autre personne concernée par la production de lait ou de camembert, qui considère que sa commune mérite d'être intégrée dans la zone a la possibilité de faire une réclamation à l'Inao. Il faut justifier la demande et l'envoyer en courrier recommandé.


Vous avez écrit à l'Inao pour demander que votre commune soit intégrée dans la zone de la future AOP camembert. Pourquoi ?
C'est d'abord une démarche syndicale, une action pour le collectif. Il ne faudra pas se plaindre ensuite que rien n'a été fait. Autre raison, je suis dans une région limitrophe, entre pays de Bray et Picardie, loin de Caen, c'est un handicap. Par exemple, avec une unité de transformation basée dans la Somme, je ne peux pas bénéficier de la valorisation en produits labellisés « Saveurs de Normandie ». En revanche, je suis bien localisée en Normandie. Donc être dans l'AOP, pour moi, ce serait pouvoir utiliser mon identité normande. Pourquoi ne pourrais-je pas y prétendre ?

Techniquement, votre exploitation peut-elle répondre aux critères exigés ?
Sur mon exploitation, j'effectue un gros travail sur le pâturage en essayant d'optimiser l'herbe au maximum. C'est l'un des critères de l'AOP. Ensuite, j'ai un troupeau de Prim'Holstein, mais changer de race pour la normande, n'est pas un frein. Sur ma commune, il y a des troupeaux en race normande. Que l'AOP valorise le pâturage est une bonne chose que je souhaite défendre, car nos prairies sont souvent décriées pour leur rentabilité.

Concernant la zone, il faut que les communes se touchent pour avoir une chance d'être acceptées. Vous êtes loin de la frontière proposée par l'Inao.
En effet, nous sommes très loin de Saint-Vigor-d'Ymonville qui est est l'une des deux communes seinomarines de la zone, c'est bien pour cela que beaucoup d'exploitants doivent répondre ! Je les y encourage. On peut aussi solliciter le conseil municipal de sa commune qui peut faire la demande à l'inao.

La démarche est-elle simple ?
Ça prend 30 minutes environ à remplir le questionnaire. On ne peut pas le généraliser car on ne peut pas avoir tous le même dossier. Mais si on ne le fait pas pour nous, faisons-le pour nos enfants. Nous n'aurons pas d'autres occasions de sitôt. Il faut penser aux générations futures. Ça vaut le coup !

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole