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Pommes de terre transformées : 35 millions d’euros demandés.

Comme désormais de coutume, la section pomme de terre de la FNSEA 76 s’est réunie ce vendredi 15 mai par téléphone pour faire un large tour d’horizon de l’actualité de la filière. La crise sanitaire touche aussi la pomme de terre et principalement le marché de la transformation.

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La filière pomme de terre transformée cherche des marchés de dégagement pour écouler leurs stocks.
© JC GUTNER

Avec la fermeture de la restauration hors foyer, les principaux acteurs industriels ont vu leurs débouchés se fermer et donc, les stocks de pomme de terre en attente de transformation, grossir. La filière estime ainsi que plus de 450 000 tonnes sont stockées en France. L’union nationale des producteurs de pomme de terre (UNPT) mène actuellement une enquête auprès de producteurs pour affiner au mieux cette estimation et ainsi se retourner vers les pouvoirs publics pour trouver des leviers d’accompagnement. Car si les contrats sont majoritairement honorés par les industriels, les pommes de terre sont toujours en ferme. La profession cherche donc activement des marchés de dégagement. Certaines alternatives de valorisation des stocks ont été identifiées (alimentation du bétail, méthanisation, dons, filière amidon, etc.), et présentées aux pouvoirs publics français et européens. Mais, elles ne pourront être mises en œuvre sans un soutien financier public, évalué à 35 millions d’euros maximum pour le retrait de ces volumes. Pour Patrick Lecarpentier, président de la section, « si les producteurs de Seine-Maritime, essentiellement tournés vers le marché du frais sont à peu près préserver de cette crise, il faut absolument trouver des solutions de dégagements pour ceux qui en ont besoin et pour assurer l’équilibre global de la filière ». Ainsi, si des éleveurs recherchent des pommes de terre pour compléter leurs rations, « qu’ils prennent contact avec la FNSEA 76 pour que les mises en relation se fassent », ajoute-t-il. En pomme de terre comme dans d’autres filières, l’avenir est pour le moins incertain. Avec des surfaces emblavées équivalentes voire supérieures aux autres années, nul ne sait ce que sera le marché de la pomme de terre pour cette campagne 2020. Et même si les contrats passés sont en baisse, le report sur le marché libre du frais risque de peser sur l’ensemble des prix. En fin de réunion, les délégués présents ont acté le principe de réaliser à distance de vote du nouveau bureau de la section. Patrick Lecarpentier ne souhaitant pas se représenter, c’est David Deprez, agriculteur à Auppegard qui a été élu président.

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