Aller au contenu principal

ODA : le marché du maïs va se tendre

Alors que les cotations du maïs sont relativement basses actuellement, Renaud de Kerpoisson, président d’ODA, estime que le marché du maïs devrait se redresser d’ici la fin de l’année. En effet la production de maïs dans les principales zones de production a été très abondante en 2014 et les stocks se sont reconstitués.

file-alt-66052
Renaud de Kerpoisson, ODA
© oda

Pour 2015, Offre et Demande Agricole (ODA) s’attend à une réduction des emblavements en Ukraine en raison de la dévaluation de la monnaie qui renchérit le coût des intrants (semences, engrais, produits phytosanitaires). L’Ukraine, grande exportatrice de maïs, devrait être donc moins présente sur les marchés internationaux.

En Europe occidentale, les rendements exceptionnels de 2014 liés à des conditions météorologiques extrêmement favorables ne vont certainement pas se renouveler. Le retour à la normale devrait se traduire par une moindre récolte de 4 à 5 millions de tonnes.

Même scénario aux Etats-Unis qui a aussi bénéficié d’une récolte abondante en 2014. Dans ce pays le rapport soja/maïs qui conditionne les emblavements de l’une ou l’autre culture est actuellement favorable au soja. Au final, les surfaces semées en maïs devraient diminuer en 2015 en Amérique du Nord et au final donc la récolte US sera moins abondante. ODA estime le recul à 20 millions de tonnes. Ces estimations ont été faites sans l’occurrence d’un évènement climatique exceptionnel qui pèserait à la baisse sur le volume des récoltes, précise Renaud de Kerpoisson. Si tel était le cas, les prix seraient encore plus élevés.

Côté utilisations à l’échelle mondiale, la poursuite du trend de croissance observée depuis de nombreuses années va se traduire par une augmentation des utilisations de 16 millions de tonnes au minimum, la demande chinoise restant toujours aussi soutenue. Conseil d’ODA aux agriculteurs : « gardez le maïs que vous avez en stock jusqu’au mois de novembre », pour bénéficier de la revalorisation des prix qui ne va pas manquer de se produire. Et si vous avez une récolte de blé qui arrive en juillet, vendez là, plutôt que de la stocker.

Les cours du blé sur le marché à terme Euronenext sont relativement stables jusqu’à la fin de l’année. Inutile donc de supporter des frais de stockage pour le blé. Renaud de Kerpoisson estime le gain pour les agriculteurs de 10 €/tonne, soit environ 80 € par hectare. « Les agriculteurs sont bien formés à la gestion de leurs rendements, mais ils restent démunis pour gérer les risques de marché », déplore-t-il avant de les encourager à se soucier davantage des prévisions de marché.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Le suivi sanitaire ne s'improvise pas : la performance de l'élevage repose sur un travail d'équipe et une confiance étroite entre Éric Monnet, à gauche et Jérémy Vimbert.
« En médecine rurale, nous avons affaire à des professionnels »

Vétérinaire mixte à Saint-Romain-de-Colbosc depuis plus de vingt ans, Éric Monnet revient sur l'évolution de sa pratique :…

"La transmission en questions"

La section des Seniors agricoles proposera lors de ses réunions de secteur une information sur la transmission avec des…

Récoltes céréalières 2026 : les plus précoces en Normandie depuis 20 ans

Les situations météorologiques extrêmes de janvier à juin expliquent des rendements en baisse, mais pas catastrophiques, pour…

La filière céréales est en forte progression au premier semestre, avec 4,07 Mt traitées, soit une hausse de 33 % par rapport aux 3,06 Mt enregistrées sur la même période 2025, portée par une très bonne campagne céréalière au premier semestre 2026.
Haropa Port : premier semestre très dynamique pour les céréales
À la mi-année 2026, Haropa Port confirme sa bonne dynamique en partie grâce aux 4,07 millions de tonnes de céréales traitées au…
Samuel Crèvecœur, président de la section de Fontaine-le-Dun chez Cristal Union, et Christophe Croison, directeur de l'usine, posent devant le nouvel évaporateur à 6 effets.
La campagne betteravière a démarré dans les temps à Fontaine-le-Dun

Les importants travaux engagés lors de l'inter-campagne ont été achevés à temps. Le site seinomarin de Cristal Union a pu…

Embauche des saisonniers : guide pratique
Face à la complexité des démarches réglementaires en période de forte activité, la MSA a édité le guide "J'embauche un saisonnier…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole