Méthanisation : la conversion vers l'injection, un nouveau défi économique
Après quinze ans de développement, la méthanisation agricole entre dans une nouvelle étape. Les premières unités en cogénération arrivent au terme de leurs contrats de vente d'électricité. Pour beaucoup d'exploitants, la question n'est plus de produire de l'électricité, mais de réfléchir à une conversion vers l'injection de biométhane. Un virage stratégique qui redessine progressivement la filière.
Après quinze ans de développement, la méthanisation agricole entre dans une nouvelle étape. Les premières unités en cogénération arrivent au terme de leurs contrats de vente d'électricité. Pour beaucoup d'exploitants, la question n'est plus de produire de l'électricité, mais de réfléchir à une conversion vers l'injection de biométhane. Un virage stratégique qui redessine progressivement la filière.
Lorsque les premiers méthaniseurs agricoles se sont lancés au début des années 2010, le modèle était presque toujours le même : produire de l'électricité grâce à un moteur de cogénération, tout en valorisant la chaleur sur l'exploitation. Les contrats d'achat garantis assuraient alors une visibilité économique sur plusieurs années.
Quinze ans plus tard, le contexte a profondément évolué. Les tarifs historiques arrivent à échéance et les prolongations proposées sont nettement moins favorables. Dans le même temps, les politiques énergétiques orientent désormais le développement vers le biométhane injecté dans les réseaux de gaz. "L'enjeu est de ne laisser personne sur le bord de la route", résume Étienne Adeline, représentant de l'Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF).