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Mention « remarquable de goût »

La dégustation a eu lieu mardi 27 juin à l'IFA Marcel Sauvage. Deux jurys ont évalué les qualités organoleptiques de vingt-huit produits du terroir en vue de l'obtention du logo Seine-Maritime terroirs.

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© vsorieul

L'heure est à la concentration ce mardi 27 juin à l'Institut de formation par alternance (IFA) Marcel Sauvage à Mont- Saint-Aignan. C'est la journée commission de dégustation de l'association Seine-Maritime Terroirs. Deux jurys de vingt personnes vont se prononcer sur les qualités de vingthuit produits du terroir seinomarin proposés par des producteurs adhérents. Certaines spécialités sont présentées pour être validée à nouveau pour une période de trois ans ou d'autres sont des créations que les producteurs veulent tester en direct en vue d'obtenir la mention « remarquable de goût ». Pour être élu trois ans Seine-Maritime Terroirs, les produits doivent obtenir une moyenne d'au moins six points sur dix. De cinq à six, les produits auront le label un an et devront être améliorés pour être représentés l'année suivante. En dessous de cinq, les produits devront être retravaillés. Lucie Enguerrand, présidente de l'association donne les consignes aux jurés et leur explique l'importance d'écrire les observations écrites qui seront transmises aux producteurs. Et sur un ton faussement sérieux, elle ajoute « Bien sûr, il est interdit de copier sur son voisin et de faire des d'onomatopées ».

Les membres du jury sont fidèles depuis quelques années et se passent souvent le mot pour participer à la commission. Un couple de retraités vient depuis trois ans. « On aime bien venir pour découvrir de nouveaux produits ». Cette année, dans le jury, participait Véronica Dapcich-Troglia, nutritionniste qui est une fervente défenseuse d'une alimentation variée composée avec des produits locaux et de saison. « De plus, cela favorise le commerce local, protège l'agriculture et les agriculteurs de notre région qui se développent et embauchent », écrit la nutritionniste argentine sur son blog.

Une heure de dégustation

L'ordre de dégustation a été élaboré par le chef du centre et Lucile Mairesse, animatrice de l'association. Afin de ménager le palais du jury, le sucré, salé, les liquides doivent être présentés dans un ordre précis. Non loin, dans une salle quatre opérateurs enregistraient les résultats des tests au fur et à mesure. Sophie Blondel de la Ferme d'Hermesnil à Grigneuseville qui est aussi trésorière de l'association était l'un d'eux. « J'ai rejoint l'association il y a un an. Adhérer permet de bénéficier d'une communication commune et aussi de sortir de la ferme pour rencontrer d'autres producteurs », explique la productrice.

Un test grandeur nature

Une heure plus tard, le silence n'est plus de rigueur, les jurés peuvent échanger leur avis sur chacun des produits testés. Le verdict tombe : « On la mangerait à la cuillère » s'exclame un juré au sujet de la crème fraîche. Au sujet de la madeleine aux pommes, les jurés ont aimé la recette mais ont estimé que la forme du produit ne faisait pas penser à une madeleine. La commission dégustation permet aux producteurs de les conforter dans leur choix ou de faire évoluer leur recette. La présidente présentait plusieurs produits dont un petit financier. « J'ai dû modifier la recette, car mon fournisseur d'amandes a arrêté », explique en aparté Lucie Enguerrand. Je suis curieuse de savoir ce que le jury va dire ».

Henri Galuszka, ambassadeur des produits du terroir seinomarin

Le déroulement de la commission dégustation à l'IFA de Mont-Saint-Aignan remonte à six ou sept ans. L'association Seine-Maritime Terroirs y a trouvé un ambassadeur convaincu auprès d'Henri Galuszka, L'ancien chef de l'IFA est aussi président de l'association Rouen Conquérant qui organise la fête du ventre à Rouen.

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