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Marché : malgré les aléas climatiques, la récolte céréalière de l'UE reste bonne

Malgré des conditions climatiques extrêmes (sécheresse et de fortes pluies) qui devraient affecter la récolte céréalière de l'UE en 2022, les productions de blé et d'oléagineux suivent une bonne dynamique. La Croatie touchée par de forts orages demande l'aide de Bruxelles. Et les coûts des intrants restent à un niveau élevé.

La production céréalière reste bonne au sein de l'UE en 2022, mais « l'instabilité liée aux conditions météorologiques devrait avoir un impact sur la récolte de cette année, avec des prévisions de céréales réduites de 2 Mt pour le deuxième mois consécutif, pour atteindre 293,8 Mt », a indiqué le 13 juin le commissaire Janusz Wojciechowski lors du Conseil agricole à Luxembourg. Une révision qui s'explique par une période de sécheresse prolongée mais aussi en raison de fortes pluies, et même de la grêle. « Dans certains États membres, ces pluies ont été bénéfiques aux cultures mais, pour d'autres, elles ont été dommageables en raison de leur intensité. » C'est notamment le cas de la Croatie : « Les dommages exacts sont encore en cours d'évaluation, mais ils ont été enregistrés sur la production et le potentiel de production dans le secteur de la floriculture, des cultures annuelles, des vergers, des légumes et des vignobles », selon une note présentée à l'occasion du Conseil. Dans ce contexte, Zagreb demande « l'assistance de la Commission européenne à travers notamment l'utilisation des mesures disponibles dans le cadre du programme de développement rural (restauration de la production agricole) ». En outre, la Croatie envisagerait également de « recourir à des mesures d'aide d'État en fonction des possibilités financières du budget national et en synergie avec les autres mesures de la Pac ». L'exécutif européen a promis de collaborer étroitement avec la Croatie pour traiter les effets de la tempête de grêle.

Bonne tenue de la production céréalière

Malgré ces épisodes climatiques extrêmes, le commissaire européen estime que « la production de blé devrait atteindre presque le même niveau que la saison dernière alors que celle des oléagineux devrait augmenter significativement, en partie grâce à la dérogation aux obligations liées aux jachères ». Concernant « les perspectives d'exportation de blé tendre, elles sont bonnes et devraient atteindre 38 Mt, soit le niveau le plus élevé jamais atteint », indique-t-il. L'orge et le maïs devraient suivre également cette même dynamique.

Dans le même temps, Janusz Wojciechowski prévient qu'« il est important de garder à l'esprit que les agriculteurs européens sont toujours confrontés à des coûts élevés des intrants (point central des inquiétudes des États membres) et des matériaux, ainsi que de l'énergie. Alors que les secteurs des fruits et légumes et le vin sont aussi confrontés à des possibilités d'exportation réduites en raison du conflit en cours ». •

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