Aller au contenu principal

Marché bovin : la demande est là, aucune raison de céder sur les prix !

Alors que les indicateurs de la semaine 10 d'Interbev confirment une activité soutenue et un écoulement fluide des animaux, certains acheteurs tentent pourtant de forcer une baisse des cours, notamment sur les jeunes bovins. Pour la section bovine de la FNSEA 76, cette pression est injustifiée et ne doit rencontrer qu'une seule réponse : la fermeté des éleveurs.

Pour négocier les prix d'égal à égal, l'éleveur doit s'appuyer sur des documents officiels. 
Pour négocier les prix d'égal à égal, l'éleveur doit s'appuyer sur des documents officiels. 
© Shutterstock

Le bras de fer engagé par l'aval de la filière manque cruellement d'arguments factuels. Les chiffres sont têtus : la consommation de viande bovine reste dynamique et les exploitations ne regorgent pas d'animaux prêts à partir. Dans ce contexte de rareté relative, la valeur de notre production doit être défendue. Il n'y a aucune raison économique de voir les prix s'effriter. La section bovine de la FNSEA 76 appelle donc chaque producteur à ne pas céder à l'alarmisme des acheteurs et à maintenir ses prétentions tarifaires lors des négociations.

S'informer pour mieux peser

Un éleveur isolé est une cible facile ; un éleveur informé est un négociateur redoutable. Pour contrer les arguments de baisse, la section bovine conseille de s'appuyer sur les références de prix réelles. Consultez régulièrement les outils à votre disposition : le portail Visonet de FranceAgriMer pour les prix entrée abattoir du quart Ouest, ainsi que les cotations du marché de Forges-les-Eaux, véritable baromètre de notre territoire. Ces données sont vos meilleures armes pour prouver que le marché ne justifie aucune décote.

La transparence : un droit, pas une option

Pour négocier d'égal à égal, l'éleveur doit s'appuyer sur des documents officiels. La section rappelle l'importance capitale d'exiger les bordereaux d'achat et d'enlèvement. Ces documents, indispensables à la traçabilité et à la clarté de la transaction, sont fournis gratuitement par Interbev Normandie ou disponibles sur simple demande à la FNSEA 76. Un prix ne se discute pas "au cul du camion" sans laisser de traces écrites conformes.

Facturation : traquez les frais "fantaisistes"

La vigilance doit se poursuivre jusque dans l'analyse des pieds de factures. Trop souvent, des retenues indues s'y glissent. Les éleveurs sont invités à vérifier scrupuleusement que seules les cotisations légales et interprofessionnelles apparaissent : Interbev, Normabev et le fonds de solidarité (FAR - Fonds d'action régionale). Tout autre prélèvement est injustifié et doit faire l'objet d'une contestation immédiate.

La santé du troupeau, garant du prix de vente

Enfin, la défense du prix passe par une qualité sanitaire irréprochable. Un animal sain est un animal qui se vend au prix fort. Dans le contexte actuel de circulation virale, la section bovine martèle un message de prévention : ne prenez aucun risque en ramenant la maladie sur vos exploitations. La protection du cheptel passe également par une vaccination rigoureuse, notamment contre la FCO (sérotypes 3 et 8). Maintenir un haut niveau de biosécurité, c'est préserver son capital et s'assurer que l'acheteur n'aura aucun levier sanitaire pour déprécier vos bêtes.•

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole