Aller au contenu principal

Maintenance : le contrôle de levage, un impératif de sécurité pour les employeurs

Moins connu que le diagnostic pulvérisateur, le contrôle de levage constitue pourtant une obligation réglementaire pour toute exploitation agricole employant de la main-d'œuvre (salariés, apprentis ou stagiaires). Cette vérification vise à garantir la sécurité des équipements de manutention et à prévenir les risques d'accident.

Au-delà du cadre réglementaire, le contrôle de levage s'inscrit dans une démarche de prévention des risques professionnels.
Au-delà du cadre réglementaire, le contrôle de levage s'inscrit dans une démarche de prévention des risques professionnels.
© J.-C. Gutner

Une obligation réglementaire encadrée

Depuis 2013, les matériels de levage sont soumis à une vérification générale périodique (VGP), dont la fréquence dépend du type d'engin :

  • tous les 6 mois pour les chariots télescopiques et autres appareils de levage ;
  • tous les ans pour les tracteurs équipés pour la manutention et les engins assimilés.

En cas de contrôle de l'Inspection du travail ou à la suite d'un accident, le rapport de vérification est exigé. Il permet d'attester du respect des obligations en matière de sécurité.

Un enjeu de responsabilité pour l'exploitant

Au-delà du cadre réglementaire, le contrôle de levage s'inscrit dans une démarche de prévention des risques professionnels. L'employeur est responsable de la sécurité des personnes présentes sur l'exploitation. S'assurer du bon état des équipements contribue à limiter les défaillances techniques et les situations à risque. Le recours à un intervenant extérieur renforce la fiabilité du diagnostic, en apportant un regard objectif sur l'état du matériel.

Le test de charge, point central de la vérification

La VGP comprend plusieurs étapes, dont le test de maintien de charge. Lors de cet essai :

  • l'engin soulève une charge comprise entre 900 kg et 1,2 tonne ;
  • cette charge est maintenue pendant dix minutes ;
  • la descente ne doit pas excéder 25 cm sur la durée du test.

Ce contrôle permet de vérifier le bon fonctionnement des systèmes de levage en conditions réelles.

Chambres d'agriculture et Cuma Normandie Services : des rôles complémentaires

Les Chambres d'agriculture de Normandie proposent des formations permettant aux exploitants d'acquérir les compétences nécessaires pour réaliser eux-mêmes les vérifications, dans le cadre de l'auto-certification. Ces formations sont dispensées avec l'appui de Cuma Normandie Services.

En parallèle, Cuma Normandie Services réalise des contrôles de levage sur les exploitations, en tant qu'organisme extérieur. Des journées collectives peuvent être organisées, si vous êtes intéressé vous pouvez mobiliser vos voisins afin de regrouper plusieurs machines sur un même site. Ce fonctionnement permet d'optimiser les déplacements et de proposer des tarifs préférentiels.•

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Le suivi sanitaire ne s'improvise pas : la performance de l'élevage repose sur un travail d'équipe et une confiance étroite entre Éric Monnet, à gauche et Jérémy Vimbert.
« En médecine rurale, nous avons affaire à des professionnels »

Vétérinaire mixte à Saint-Romain-de-Colbosc depuis plus de vingt ans, Éric Monnet revient sur l'évolution de sa pratique :…

"La transmission en questions"

La section des Seniors agricoles proposera lors de ses réunions de secteur une information sur la transmission avec des…

Récoltes céréalières 2026 : les plus précoces en Normandie depuis 20 ans

Les situations météorologiques extrêmes de janvier à juin expliquent des rendements en baisse, mais pas catastrophiques, pour…

La filière céréales est en forte progression au premier semestre, avec 4,07 Mt traitées, soit une hausse de 33 % par rapport aux 3,06 Mt enregistrées sur la même période 2025, portée par une très bonne campagne céréalière au premier semestre 2026.
Haropa Port : premier semestre très dynamique pour les céréales
À la mi-année 2026, Haropa Port confirme sa bonne dynamique en partie grâce aux 4,07 millions de tonnes de céréales traitées au…
Samuel Crèvecœur, président de la section de Fontaine-le-Dun chez Cristal Union, et Christophe Croison, directeur de l'usine, posent devant le nouvel évaporateur à 6 effets.
La campagne betteravière a démarré dans les temps à Fontaine-le-Dun

Les importants travaux engagés lors de l'inter-campagne ont été achevés à temps. Le site seinomarin de Cristal Union a pu…

Embauche des saisonniers : guide pratique
Face à la complexité des démarches réglementaires en période de forte activité, la MSA a édité le guide "J'embauche un saisonnier…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole