Aller au contenu principal

Main-d’œuvre dans les élevages : une palette de solutions

file-alt-63189
Élève en lycée agricole.
© J.C. Gutner

L’aspect main-d’œuvre est souvent évoqué parmi les sujets que les agriculteurs souhaitent développer dans les groupements de développement agricole. C’est pourquoi la chambre d’agriculture de Seine-Maritime a proposé un après-midi sur cette thématique le 26 novembre à l’antenne de Neufchâtel.

Une nouvelle formation "remplacement traite"

« L’emploi salarié temps plein n’est pas la seule alternative pour lever le pied. Il y a un éventail d’autres solutions pour se dégager du temps ou mieux équilibrer son temps de travail », a précisé Aline Catoir. L’élue à la chambre d’agriculture en a profité pour annoncer un nouveau partenariat entre la chambre et NaturaPôle, qui va dans le sens de cette problématique main-d’œuvre. « La chambre d’agriculture et NaturaPôle, en particulier les lycées d’Yvetot et de Brémontier-Merval, viennent de conclure un partenariat pour proposer une formation courte en vue de devenir agent de remplacement de traite. Il s’agira d’une formation clé en main de cinq jours qui sera ouverte de façon volontaire à tous les étudiants sur leur temps libre ou autre personne qui voudrait se former rapidement pour être agent de remplacement ». L’embauche directe, la solution Cuma qui peut répondre à un besoin en temps partiel en mutualisant de la main-d’œuvre pour la conduite des engins ou la réparation des matériels, le Service de remplacement qui permet de concilier vie professionnelle et vie privée, l’Aidsa (Association d’insertion des salariés agricoles) qui propose de l’intérim en agriculture et qui forme des ouvriers agricoles polyvalents… Les solutions pour trouver de la main-d’œuvre sont multiples. Il a cependant été rappelé l’importance, avant toute chose, de bien connaître et de définir ses besoins en amont : « tout le monde n’a pas les mêmes besoins sur le plan quantitatif. Il faut lister les tâches et les quantifier. Chacun doit se poser quelques questions importantes : est-ce que je veux un recrutement à long terme ou à court terme ? Est-ce que j’ai besoin d’un temps partiel ou d’un temps plein ? », rappelle Valérie Mondher, du service main-d’œuvre de la FDSEA 76.

Labellisation des entreprises employeuses de main-d’œuvre

Lors de cette réunion, il a également été annoncé un projet de labellisation et de valorisation des exploitations agricoles employeuses de salariés. Ce projet est piloté par l’Anefa Normandie, soutenu par la région Normandie avec différents partenaires dont le réseau des Cuma, les chambres d’agriculture de Normandie, Agriculture recrute, la FRSEA et Terres de métiers. Face aux difficultés de recrutement et à la pénurie de candidats attirés par les métiers de l’agriculture, les entreprises doivent être attractives en termes de conditions de travail pour attirer et fidéliser leurs salariés. La labellisation devrait être un gage de respect d’un certain nombre d’engagements en termes de réglementation, d’organisation du travail et de conditions de travail. Le label pourra être apposé sur les offres d’emploi et sur les sites Internet ou Intranet des entreprises qui pourront adhérer à la démarche si elles ont réalisé un questionnaire d’autodiagnostic, avoir un document unique à jour et fournir aux salariés des équipements de protection individuels. Parmi les agriculteurs présents à la réunion, tous ne connaissaient pas ce panel de solutions. Les éleveurs laitiers ont toutefois fait remarquer qu’il restait plus facile de trouver des chauffeurs que des trayeurs… •

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole