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Les plus beaux animaux présentés pour Pâques

Le Concours interdépartemental de la ville de Rouen, qui depuis plusieurs années se déroule sous le foirail de Forges-les-Eaux, clôt la série des concours bovins régionaux.

Le Forum des races à viande, qui regroupe tout à la fois un concours d'animaux de boucherie bovins et ovins et une expo-vente de reproducteurs, s'est déroulé le 7 avril à Forges-les-Eaux. Ce grand rendez-vous annuel qui se déroule traditionnellement 15 jours avant les fêtes de Pâques est organisé par la FNSEA 76 et l'Association de promotion des races à viande. Cette journée est le rendez-vous des meilleurs animaux de races à viande de la région, vitrine du travail d'éleveurs passionnés et d'un véritable savoir-faire. C'est également une exposition-vente en commun de bovins reproducteurs mâles et femelles de races à viande.

Une grande diversité de races

90 animaux ont participé au concours d'animaux de boucherie. Même si cette année, leur nombre est moins important, il y avait toutefois une grande diversité de races sous le foirail de Forges-les-Eaux : bazadaise, blanc bleu, blonde d'Aquitaine, charolaise, limousine, normande, parthenaise, rouge des prés et croisés.

" Certes il y a moins d'animaux que d'habitude mais la qualité est là. Les animaux lauréats se retrouveront sur les étals des meilleurs bouchers pour les fêtes de Pâques. Cette diminution de 20 % du nombre d'animaux s'est retrouvée sur tous les concours ", explique Bernard Niel, président des concours d'animaux de boucherie de Seine-Maritime et de l'Eure. Monsieur Niel ne souhaitant pas poursuivre cette présidence, son successeur est déjà connu : Antoine Boulnois, éleveur à Sommery et directeur du marché aux bestiaux de Forges-les-Eaux.

Un gage de visibilité

Ce grand rendez-vous des éleveurs attire également le grand public. Curieux de venir admirer les plus beaux animaux de la région, les visiteurs profitent des commentaires de l'animateur, Didier Ledan, qui a une grande connaissance des races à viande.

Dès l'installation des animaux, les membres du jury interdépartemental ont commencé leur travail : tâter, palper, soupeser pour voir si la bête n'a pas fait trop de gras de couverture, regarder la répartition du muscle sur l'animal. Le but : trouver la grande championne et le grand champion parmi les 90 animaux présents. Un prix de bande est également décerné, qui récompense l'homogénéité des lots présentés par les éleveurs.

Obtenir le prix de grande championne ou grand champion, c'est pour l'éleveur une très belle reconnaissance de son travail, qui lui apporte une bonne visibilité mais c'est également la possibilité de vendre sa bête à des prix plus élevés.

Un choix du jury à l'unanimité

Cette année, le grand champion est un bœuf croisé rouge des prés de l'élevage de Monsieur Lefèvre à Gonneville-la-Mallet. Il a été présenté par Cédric Trouvay qui soigne les animaux de l'élevage.

La grande championne est une femelle limousine de l'élevage Hauchecorne à Graimbouville. C'est également l'élevage Hauchecorne qui remporte le premier prix de bande.

" C'est une décision à l'unanimité, nous étions tous d'accord pour choisir ces deux animaux exceptionnels ", explique Pascal Canterel pour qui c'était la première finale à Forges-les-Eaux en tant que jury. Ce boucher, à la retraite maintenant, était installé à Saint-Valery-en-Caux et venait acheter ses animaux à Forges tous les ans pour Pâques.

Cette journée est également l'occasion pour les éleveurs de parler de la conjoncture." C'est très bien de voir cette belle diversité de races mais on voit bien qu'il y a moins d'éleveurs présents. Cela reste compliqué pour ceux qui font de la vente directe, par rapport au travail que cela représente. Quand je vois les prix de la viande en GMS, je ne comprends pas pourquoi les gens ne se bousculent pas dans nos magasins à la ferme. Pour ma part je continue la vente directe parce que le contact avec la clientèle me plaît mais nous serions mieux aujourd'hui à vendre nos animaux aux négociants", reconnaît Anthony Grisel, président de l'association de la race limousine et éleveur près de Boos.

Du côté de l'expo-vente de reproducteurs, Jonathan Pawlyn, président de l'Association de promotion des races à viande, et éleveur de herefords, se réjouit aussi de la diversité des races présentes avec les bazadaises de Bertrand Coquichard, les limousines de Dorian Havé, les angus de Marie Bils, les herefords de la Ferme de Picardie, les rouges des prés de Tony Ferment et les charolaises de Sébastien Quibeuf.

Pas besoin d'acheter ses reproducteurs ailleurs

Éleveur à Gaillefontaine sur un système tout herbe, Bertrand Coquichard s'est installé en 2012 et a acheté sa première bazadaise en 2014 à Pau (Pyrénées-Atlantiques) : " J'aime cette race pour ses qualités bouchères et sa rusticité. Je souhaitais aussi participer au maintien de cette race à petit effectif ".

Après la distribution des récompenses, l'après-midi était consacrée aux affaires : les éleveurs ont pu acheter des reproducteurs et les bouchers choisir leur animal de Pâques. " Il y a des éleveurs sélectionneurs très performants chez nous, pas besoin d'aller acheter ses reproducteurs ailleurs ", a souligné en guise de conclusion Carole Simon, conseillère élevage et animatrice des associations de races bovines à la Chambre d'agriculture.•

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