Aller au contenu principal

L'enseignement agricole, toujours plus attractif

Filière d'excellence, l'enseignement agricole a fait sa rentrée scolaire. 802 établissements et 17 écoles d'enseignement supérieur agricoles ont accueilli 215 000 élèves et étudiants. Des effectifs en hausse cette année encore.

Le taux net d'emploi des élèves trois ans après l'obtention de leur diplôme est de 80,7 % pour les titulaires d'un Capa et de 95 % pour les étudiants en BTSA.
Le taux net d'emploi des élèves trois ans après l'obtention de leur diplôme est de 80,7 % pour les titulaires d'un Capa et de 95 % pour les étudiants en BTSA.
© Shutterstock

Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture démissionnaire depuis près de deux mois, a été très discret le 2 septembre dernier, le jour de la rentrée scolaire des 215 000 élèves, étudiants et apprentis de l'enseignement agricole. Mais avait-il seulement imaginé qu'il serait encore à son poste ce jour "J" alors que le pays était dans l'attente de la formation d'un nouveau gouvernement depuis près de deux mois ? En fait, le ministère de l'Agriculture a organisé la rentrée des classes dans la continuité de l'État. Et le dossier de presse de la rentrée n'a pas été paraphé par le locataire de la rue de Varenne mais par Benoît Bonaimé, le directeur de l'enseignement et de la recherche. Le ministère ne pouvait pas prendre le risque de publier un tel dossier, avec un édito signé par Marc Fesneau, alors que ce dernier aurait pu, entre-temps, être contraint de quitter ses fonctions une fois son successeur nommé. Mais cette rentrée 2024 s'est inscrite sous le sceau de l'excellence. Le taux net d'emploi des élèves trois ans après l'obtention de leur diplôme est de 80,7 % pour les titulaires d'un Capa et de 95 % pour les étudiants en BTSA.

Nouveauté

Cette année, l'accès à la formation d'ingénieur sera plus facile. Des classes passerelles pour les diplômés de BTS seront ouvertes. Une fois leur concours d'ingénieur obtenu, ces étudiants intègreront une classe passerelle qui les préparera à la poursuite de leurs études. Les facteurs de réussite de l'enseignement agricole sont multiples et complémentaires. Il intègre des savoirs scientifiques, techniques et éthiques pour répondre aux enjeux de société avec comme discipline phare, l'éducation socioculturelle dispensée depuis 60 ans. À la croisée de nombreuses matières (français, histoire, science, cultures, etc.), cette dernière a été mise en place pour ouvrir au monde et à la vie une population encore à l'écart du progrès et " souffrant d'un handicap culturel ", souligne le ministère de l'Agriculture. Chaque année, 25 000 étudiants deviennent des citoyens du monde en découvrant un autre pays.

Immersion

Autre facteur de réussite incontestable de l'enseignement agricole : l'internat. Près de 60 % des étudiants résident dans leur établissement tout au long de l'année. Encadrés par des équipes éducatives, les élèves se consacrent davantage à leurs études. " Partager à tous les apprenants, dans leur diversité, les valeurs de la République et garantir, en tout lieu et en tout temps, le respect des principes généraux de l'éducation est l'enjeu le plus important de cette nouvelle année scolaire ", défend le ministère de l'Agriculture. Et pour lutter contre le harcèlement scolaire, des actions de sensibilisation et de prévention seront déployées ainsi qu'un processus de signalement et de traitement des situations.

L'enseignement agricole est chaque année un peu plus attractif. Le renouvellement des générations d'actifs en agriculture est en marche. "Entre 2019 et 2024, ses effectifs ont progressé de 6 %, soit 12 000 apprenants supplémentaires, souligne Benoît Bonaimé. Ils n'avaient pas atteint ce niveau depuis dix ans ". Mais différentes actions sont menées chaque année dans les collèges pour faire découvrir les métiers du vivant en immersion. Elles suscitent des vocations. La Coopération agricole et les interprofessions du lait, de la viande et des céréales (Cniel, Interbev et Intercéréales) sont parties prenantes d'un dispositif de découverte des métiers, en partenariat avec l'Éducation nationale.•

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole