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L'emploi partagé à la Cuma de la Voie Romaine.

La fédération des Cuma sensibilise à l'intérêt de l'emploi partagé. Dans le cadre de l'opération « Les après-midi de l'emploi », les fédérations des Cuma de Normandie ont organisé des portes ouvertes dans chaque département.En Seine-Maritime, c'est la Cuma de la Voie Romaine qui a témoigné de son expérience du salariat partagé le 10 janvier à Bolleville.

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Frédéric Tauvel (à droite) travaille à la Cuma de la Voie Romaine depuis 2006. Cette année, la Cuma a embauché Simon en apprentissage pour faire face à la charge de travail.
© Catherine Hennebert


La Cuma de la Voie Romaine, c'est 112 adhérents, 100 matériels, un chiffre d'affaires de 500 000 euros. « Les exploitations sont de plus en plus grosses, le matériel est de plus en plus performant et la main d'oeuvre fait défaut. En embauchant Frédéric, nous avons répondu à la demande des adhérents qui avaient des besoins de main d'oeuvre spécifiques et partiels », explique Hubert Commare, président de la Cuma.

Bénéficier d'une main d'oeuvre experte
Frédéric Tauvel a été embauché en 2006 comme salarié de la Cuma à temps plein. Il a un bac pro maintenance électronique, un bac pro CGEA en poche ainsi qu'un certificat de spécialisation en machinisme agricole. Il assure des chantiers complets au sein de la Cuma (semis de betterave et de colza, binage des betteraves et ensilage), il entretient et répare le matériel de la Cuma. Il est également mis à disposition chez des adhérents sans le matériel de la Cuma.
« Maintenant reconnue groupement d'employeurs à 100 %, une Cuma peut embaucher un salarié et l'employer vers des adhérents sans forcément utiliser le matériel de la Cuma. Cela permet au salarié de compléter son temps de travail sur l'année et cela peut répondre à des besoins ponctuels de main d'oeuvre sur les exploitations. Le développement de prestations complètes en Cuma (chantiers tracteur+ chauffeur+ matériel) permet un sérieux gain de temps, des chantiers performants et des coûts optimisés », précise Noëllie Maillard.
« Nous avons de plus en plus de matériels, ils sont de plus en plus sophistiqués et pourtant nous faisons de moins en moins appel aux concessionnaires. Grâce à notre salarié, le matériel est toujours prêt à partir, il vieillit mieux et fait donc plus de surfaces.  Il n'y a aucun souci dans une Cuma de cette taille pour donner du travail à un salarié toute l'année.  Il doit être polyvalent et très autonome. Notre souci aujourd'hui c'est que Frédéric fait beaucoup d'heures supplémentaires. Il nous faudrait un second salarié pour aller chez les adhérents. Pour le moment, nous avons embauché un apprenti pour une année, Simon qui fait prépare un CS Machinisme agricole à Yvetot », ajoute Hubert Commare.

Employer un salarié dans une Cuma
« Dans un projet d'emploi partagé, il est indispensable de sensibiliser tout le groupe, de bien évaluer les besoins de main d'oeuvre chez chaque adhérent et le temps d'entretien du parc matériel. Nous accompagnons les responsables dans le lancement du projet et faisons le point régulièrement avec eux pendant une année. Il est nécessaire de bien définir les missions du salarié et de mettre en place avec lui un contrat gagnant-gagnant », précise Noëllie Maillard.
La fédération peut accompagner les Cuma dans leur réflexion et dans le cadre du dispositif DiNA Cuma, une aide financière aux investissements immatériels peut permettre de travailler sur un projet d'emploi partagé.

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