Aller au contenu principal

Le plan de modernisation des vergers est lancé pour 2026

Afin de répondre aux nouveaux défis quantitatifs, qualitatifs et environnementaux, un dispositif d'aide à la plantation vient d'ouvrir ses portes. Doté d'une enveloppe de 1 514 € par hectare, il vise à professionnaliser les exploitations et à adapter les variétés de pommes et de poires aux exigences du marché.

Modernisation des vergers cidricoles : une aide à la plantation.
Modernisation des vergers cidricoles : une aide à la plantation.
© J.-C. Gutner/Réussir SA

C'est le coup d'envoi d'une mutation profonde pour les vergers cidricoles français. Fruit d'une réflexion stratégique menée sur les perspectives de la filière à l'horizon 2026, une nouvelle aide à la plantation est officiellement accessible depuis le 1er juin. Son double objectif ? Favoriser l'évolution variétale des vergers de pommes et de poires à cidre et accompagner la transition des exploitations vers des structures dites professionnelles.

Qui peut postuler ?

Le dispositif s'adresse aux exploitants de vergers de fruits à cidre (pomme et poire) basés en France métropolitaine ; aux personnes physiques exerçant une activité agricole à titre principal, âgées d'au moins 18 ans et n'ayant pas atteint l'âge légal de la retraite au 1er janvier 2026. Les groupements et sociétés civiles (Gaec EARL, SCEA) et les autres sociétés ayant un objet agricole sont éligibles.

Des critères économiques et techniques stricts

Pour prétendre à l'aide, les demandeurs doivent remplir l'une des conditions suivantes :

  • avoir un contrat avec une entreprise de transformation ;
  • bénéficier d'un encadrement technique (suivi ou prestation) ;
  • et justifier d'une surface globale de vergers d'au moins 4 hectares après plantation - un plan de développement progressif vers ces 4 ha est toléré pour les Jeunes agriculteurs (JA) et Nouveaux installés (NI) -, ou disposer d'un atelier de transformation commercialisant au moins 375 hl "équivalent cidre" par an (seuil non exigé pour les JA et NI) et avoir signé un contrat de suivi œnologique.

L'instruction des dossiers affichera une priorité claire pour les demandes favorisant la transmission des exploitations (appui au renouvellement des exploitants) ainsi que pour celles engagées dans l'amélioration de la performance environnementale, notamment en agriculture biologique (AB).

Un coup de pouce financier de 1 514 €/ha

Le soutien financier est direct avec un montant de l'aide à la plantation fixé à 1 514 € par hectare. Les investissements devront concerner la campagne de plantation qui s'étalera du 1er août 2026 au 31 juillet 2027.

Conformément à la modernisation des services publics, le dépôt papier est définitivement révolu. La procédure est totalement dématérialisée via une téléprocédure dédiée. Le guichet de téléprocédure pour le dépôt des demandes d'aide est ouvert depuis le 1er juin et jusqu'au 31 juillet 2026.

Les arboriculteurs et cidriculteurs intéressés doivent se rendre sur le site de FranceAgriMer et remplir le formulaire en ligne en joignant l'ensemble des pièces justificatives. Dès la validation en ligne, le producteur reçoit un accusé de dépôt. Ce document vaut autorisation de commencer les travaux (ACT), permettant d'engager les démarches de plantation sans attendre l'instruction finale. À l'inverse, les dossiers jugés inéligibles feront l'objet d'un courrier de rejet motivé.•

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole