Aller au contenu principal

Le phosphore participe à l'élaboration du rendement

Culture moyennement exigeante en phosphore, la pomme de terre a toutefois besoin de cet élément dès la plantation. Il contribue à la vigueur du plant au démarrage, à un bon enracinement et à la mise en place de la tubérisation.

Une nutrition phosphorée insuffisante dès le démarrage du cycle de production peut entraîner une perte de rendement de 10 à 15 %.
Une nutrition phosphorée insuffisante dès le démarrage du cycle de production peut entraîner une perte de rendement de 10 à 15 %.
© Julie Guichon

Élément de structure essentiel à la pomme de terre, le phosphore intervient dans la synthèse des acides nucléiques et des protéines, dans le transport de l'énergie et dans l'absorption des ions. Une nutrition phosphorée insuffisante dès le démarrage du cycle de production peut entraîner une perte de rendement de 10 à 15 %. En cas de carence avérée, des nécroses apparaissent sur le pourtour des feuilles.

Les analyses de sol recensées par le Comifer* en 2023 indiquent une baisse, de l'ordre de 10 %, de la réserve en phosphore dans les zones de production de pommes de terre. Le niveau reste cependant suffisamment élevé pour satisfaire les besoins de la culture. Reste à savoir si ce phosphore est accessible par les racines et biodisponible au moment où elles en ont le plus besoin, notamment au démarrage de son cycle.

0,2 % de phosphore directement assimilable

Pour stimuler la pousse racinaire dès la germination, le phosphore présent dans le sol doit être immédiatement assimilable par les racines. Sa biodisponibilité dépend de plusieurs paramètres : le pH du sol (alcalin, il peut entraîner la rétrogradation de l'élément, et trop acide, son insolubilisation), la fertilité biologique et physique du sol (structure, température du sol, complexe argilo-humique, etc.) et la fertilité chimique qui conditionne aussi la part de phosphore mobilisable.

Dans les zones de production française de pommes de terre, seulement 0,2 % de la réserve totale en phosphore est présente dans la solution du sol, directement utilisable par la plante. Autrement dit, sur un horizon de 25 cm (soit 3 400 t de terre/ha) cela représente environ 400 g/ha de phosphore assimilable. Une quantité insuffisante au regard des besoins : 60 à 90 kg/ha pour une pomme de terre industrielle ou de consommation, et 90 à 120 kg/ha pour une production de plants. Les apports sont donc à adapter en fonction de l'analyse de sol et du type de production sachant que durant son cycle, la pomme de terre exporte environ 205 unités de phosphore/ha.

Au bon endroit, au bon moment

Le moment idéal pour apporter le phosphore est celui de l'implantation, dans un sol suffisamment réchauffé (au moins 8 °C pour la germination) et humide afin d'assurer une bonne capillarité et faciliter la propagation des racines. À ce stade, le phosphore agit sur la germination, l'initiation de la tubérisation et la tubérisation elle-même.

Cependant, le phosphore étant peu mobile dans le sol, ce sont les racines qui doivent aller le capter. Or la pomme de terre possède un faible enracinement, d'où l'intérêt d'une fertilisation localisée permettant d'appliquer le phosphore au plus près du plant. Attention toutefois à la composition de l'engrais starter. En association, l'azote et le phosphore risquent de brûler les jeunes racines. Pour éviter cette situation, l'engrais doit être positionné à 5-7 cm autour du plant.

À noter qu'un engrais starter solide libère l'ensemble des éléments là où il fond alors qu'une formulation liquide permet une répartition régulière de la dose sur la ligne plantation. Cette dernière solution nécessite toutefois un équipement d'épandage adapté.•

ICL développe une technologie brevetée exclusive

Fabricant d'engrais fertilisant, ICL innove en proposant une nouvelle formulation d'engrais liquide ternaire NPK (5-20-5) enrichie en zinc. "Agrolution pHLow" se distingue par son faible indice de salinité, ce qui permet une application localisée sur le rang, à l'aide d'un matériel adapté, et à la dose conseillée de 40 à 80 l/ha. Cet engrais liquide repose sur une technologie brevetée exclusive : le phosphore est présent sous forme de PeKacid c'est-à-dire d'acide phosphorique soluble, directement assimilable par les racines. En abaissant le pH de la rhizosphère, la formulation assure l'assimilation du phosphore et du zinc associé, de façon durable.

* Comité français d'étude et de développement de la fertilisation raisonnée.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole