Aller au contenu principal

Le lycée maritime Anita Conti ouvre ses portes le 16 mars

Il y a des métiers divers et variés dans l'univers maritime et une importante demande de main-d'œuvre. Visite guidée du lycée Anita Conti qui se charge de former à ces métiers avec sa directrice adjointe, Christelle Bardoux.

La Seine-Maritime accueille sur son territoire l'un des douze lycées professionnels maritimes de France. Situé à Fécamp, le lycée Anita Conti forme aux métiers de la mer en formation initiale et continue : on pense bien sûr tout de suite au métier de pêcheur mais les débouchés sont beaucoup plus vastes.

" Nous préparons aux métiers de la pêche et de marin-pêcheur bien sûr mais également aux métiers de la marine marchande (ferry et porte container) et aux métiers portuaires qui sont très variés : le dragage, l'amarrage, le balisage, le remorquage, le pilotage, la mécanique…", explique Christelle Bardoux, directrice adjointe de l'établissement seinomarin.

Un partenariat entre la Marine nationale et le lycée prépare à un bac pro polyvalent naviguant pont et machine et un bac pro conduite et gestion des entreprises maritimes. Ces formations intègrent des périodes en immersion dans des unités de la Marine nationale.

" Aujourd'hui le nombre d'élèves formés chez nous ne répond pas aux besoins en compétences très importants de l'univers maritime. Par exemple, les électromécaniciens de marine sont extrêmement recherchés dans tous les secteurs ".

Pas de problème d'embauche à la sortie

La filière maritime comptait 26 000 emplois en 2020 dont 7 300 en Normandie. " 95 % de nos élèves ont un emploi en sortant du lycée, du matelot au marin-pêcheur à l'électronicien embarqué…, il n'y a pas de problème d'emploi. La profession recrute. La marine marchande a besoin de bras ".

Le lycée forme également des adultes en reconversion professionnelle. Il y a beaucoup de demandes depuis la crise sanitaire, de la part des demandeurs d'emploi ou des marins qui veulent monter les échelons.

Il n'y a pas encore beaucoup de filles au sein de l'établissement mais celui-ci accueille aujourd'hui quelques jeunes élèves qui sont déterminées à travailler dans cet univers. Certaines veulent même devenir patron de pêche. La Compagnie générale maritime (CMA CGM), qui vient régulièrement chercher des stagiaires, souhaite désormais former des équipages mixtes, les contraintes physiques du métier étant de moins en moins importantes.

Des équipements de dernière génération

La porte ouverte du lycée aura lieu le 16 mars prochain. " Ce sont des métiers mal connus, beaucoup pensent que pour être marin, il faut être fils de marin. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les jeunes visiteurs pourront découvrir tous nos équipements de dernière génération dont s'est doté l'établissement " : l'atelier moteur qui regroupe une dizaine de moteurs marins de différents types, l'atelier électricité où les élèves travaillent sur des générateurs de courant alternatif, continu et triphasé ainsi que sur un banc frigorifique, une salle d'automatisme pour travailler autour des systèmes de commande, un atelier d'ajustage et de soudage, un atelier de ramendage (remise en état des filets, NDLR) et matelotage permettent l'apprentissage des différentes techniques de coupe et réparation.

De plus un simulateur de navigation prépare les élèves aux différents brevets de navigation dans le respect des normes internationales de navigation et de législation maritime.

Le bateau école Anita Conti, qui est le premier bateau de ce type en France, a été construit au chantier naval dieppois pour cette action de formation. Les élèves en formation initiale et continue vont pouvoir apprendre à manœuvrer et à naviguer dans des conditions optimales. Le navire de 11,8 m de long et de 4,4 m de large est en capacité d'accueillir douze élèves et deux enseignants. Il peut naviguer à 20 milles nautiques des côtes, soit environ 37 km.•

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Le suivi sanitaire ne s'improvise pas : la performance de l'élevage repose sur un travail d'équipe et une confiance étroite entre Éric Monnet, à gauche et Jérémy Vimbert.
« En médecine rurale, nous avons affaire à des professionnels »

Vétérinaire mixte à Saint-Romain-de-Colbosc depuis plus de vingt ans, Éric Monnet revient sur l'évolution de sa pratique :…

"La transmission en questions"

La section des Seniors agricoles proposera lors de ses réunions de secteur une information sur la transmission avec des…

Récoltes céréalières 2026 : les plus précoces en Normandie depuis 20 ans

Les situations météorologiques extrêmes de janvier à juin expliquent des rendements en baisse, mais pas catastrophiques, pour…

La filière céréales est en forte progression au premier semestre, avec 4,07 Mt traitées, soit une hausse de 33 % par rapport aux 3,06 Mt enregistrées sur la même période 2025, portée par une très bonne campagne céréalière au premier semestre 2026.
Haropa Port : premier semestre très dynamique pour les céréales
À la mi-année 2026, Haropa Port confirme sa bonne dynamique en partie grâce aux 4,07 millions de tonnes de céréales traitées au…
Samuel Crèvecœur, président de la section de Fontaine-le-Dun chez Cristal Union, et Christophe Croison, directeur de l'usine, posent devant le nouvel évaporateur à 6 effets.
La campagne betteravière a démarré dans les temps à Fontaine-le-Dun

Les importants travaux engagés lors de l'inter-campagne ont été achevés à temps. Le site seinomarin de Cristal Union a pu…

Embauche des saisonniers : guide pratique
Face à la complexité des démarches réglementaires en période de forte activité, la MSA a édité le guide "J'embauche un saisonnier…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole