Aller au contenu principal

Le Grand Dieppe s'intéresse aux circuits courts

Des producteurs locaux présentent leur activité à l'association Le Grand Dieppe.

Trois producteurs de la région dieppoise pratiquant la vente en circuits courts sont venus présenter leur activité aux adhérents de l'association Le Grand Dieppe le 21 mars à Saint-Aubin-sur-Scie : Alexandre Bourard, permaculteur à Hautot-sur-Mer, Sylvie Duchesne productrice de champignons à Varengeville-sur-Mer et Valentine Hébert, chef d'entreprise Les Fermes d'Ici.
Le Grand Dieppe est un mouvement qui donne la parole aux citoyens du territoire dieppois pour proposer aux élus de nouvelles idées dans les domaines de la santé, des transports, de l'éducation, de la formation, du tourisme, de l'économie... « Nous sommes un réservoir d'idées, un think tank dont le but est de développer la richesse de notre territoire. Le Grand Dieppe défend l'ouverture, l'écoute, le bon sens, la diversité des publics et des idées, l'enthousiasme » explique le président Franck Amelin.


Les Fermes d'Ici, une équipe qui rassemble les produits fermiers vers les clients
Pour Valentine Hébert, les circuits de proximité sont l'avenir de la distribution et les agriculteurs doivent être acteurs de ce changement de fond de la société.
Depuis cinq ans, Les Fermes d'Ici distribuent les produits de 70 fermes normandes, sous forme de paniers à retirer dans des points relais, commandés sur le site web. L'entreprise livre  les cantines scolaires et a développé une petite activité traiteur. « Nous avons démarré avec une clientèle qui a l'esprit Amap. Nous avons expérimenté plusieurs modèles de commercialisation et aujourd'hui, nous allons nous développer à plus grande échelle et aller au plus grand nombre car manger local c'est bon pour la santé, pour le porte-monnaie et pour l'économie. Nous voulons professionnaliser notre démarche tout en maintenant notre identité, nos prix de vente et notre lien direct avec le consommateur ».
Sur le pôle dieppois, Les Fermes d'ici réfléchissent à la construction d'un modèle
« faire ensemble » avec les producteurs locaux et les clients. Valentine Hébert est donc à la recherche d'un entrepôt où préparer les commandes, accueillir les clients du web et les professionnels de la restauration.  Un magasin de vente est également prévu, qui sera approvisionné avec les productions fermières présentes autour du pôle. Un projet similaire verra le jour au Havre et dans l'Eure.

Le champignon dieppois
Valentine cherche une structure locale ; Sylvie Duchesne, quant à elle, cherche un terrain d'un hectare pour développer sa production de champignons. La productrice s'est installée il y a 18 mois à Varengeville-sur-Mer et produit aujourd'hui pleurote, champignon de Paris, Shiitaké et pholiote. Elle fait six marchés par semaine, vend ses champignons via des magasins de producteurs, fournit pizzerias et crêperies et est référencée chez Pomona qui vient de créer un département produits locaux de qualité. En peu de temps, le travail de Sylvie Duchesne a porté ses fruits, ses champignons bien charnus et goûteux font l'unanimité. La productrice a besoin aujourd'hui de s'installer sur un terrain plus grand et de créer un emploi pour satisfaire ses marchés. Surtout qu'elle ne compte pas en rester là. Elle projette d'élargir sa production à d'autres espèces dont la morille.


Nouvelles élégances 3a.0.
Après avoir voyagé à travers le monde et s'être formé à la permaculture, Alexandre Bourard est revenu à Varengeville-sur- Mer. Il cultive 1,4 ha sur un terrain qu'il loue à Hautot-sur-Mer. Il est à l'initiative de l'association Nouvelles élégances 3a.0. qui met en avant cette technique consistant à produire beaucoup sur une petite surface, de façon écologique, en superposant différentes productions qui se protègent et s'apportent les unes les autres. « Il y a une science derrière tout cela. Il y a aussi beaucoup d'observation du comportement de la nature pour optimiser le terrain », explique Alexandre. Les produits de la récolte sont vendus aux membres de l'association, une cinquantaine de personnes qui passent régulièrement sur le terrain, l'aident et échangent des idées. Des ateliers découverte sont proposés et le jeune homme peut apporter son expertise à ceux et celles qui souhaitent se lancer dans la permaculture. C'est le cas de Toshiba qui s'est rapproché du jeune homme pour développer cette technique sur le site de l'entreprise

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole