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Le biogaz, oui… mais pas à n’importe quel prix

Producteur de biogaz et propriétaire d’une station GNV, Bernard Boutiton se dit frustré de ne pas pouvoir investir dans un tracteur roulant au biométhane. Si la technologie est, selon lui, aboutie, son coût élevé et le manque de soutien politique restent des freins. 

« Ces tracteurs biométhane sont adaptés à nos activités et fonctionnent correctement », indique Bernard Boutiton.
« Ces tracteurs biométhane sont adaptés à nos activités et fonctionnent correctement », indique Bernard Boutiton.
© Julie Guichon

« Il y a 12 ans, j’ai créé une usine de méthanisation puis investi dans une station-service de biogaz GNV installée sur le site de l’exploitation, explique Bernard Boutiton, agriculteur à Thennelières (10). J’ai souscrit un contrat avec Engie, qui me revend le biogaz pour approvisionner la station ». Aujourd’hui, des camions et dix bus de Troyes Champagne Métropole s’y ravitaillent. Seuls les tracteurs manquent encore à l’appel. « Pourtant, techniquement, c’est possible. Le moteur de ce type de tracteur, dérivé d’un moteur à essence, peut être adapté pour fonctionner au biogaz. La conception est simple, et ces engins sont fiables et performants ». Malheureusement, tant que le coût d’achat restera aussi élevé, sans possibilité d’être subventionné, Bernard Boutiton ne franchira pas le pas, malgré une solution qu’il juge cohérente et vertueuse au regard de son système de production.

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