L'AVDPL sensibilise aux conditions de travail
Lors de la journée d'échange de l'AVDPL du 2 juillet à l'attention de ses adhérents, l'occasion a été donnée à la MSA de présenter son nouveau dépliant des bonnes pratiques en laboratoires de transformation du lait à la ferme*. Ce document destiné à tous a pour objectif d'aider les producteurs transformateurs à optimiser leurs conditions de travail dans leurs laboratoires.
Lors de la journée d'échange de l'AVDPL du 2 juillet à l'attention de ses adhérents, l'occasion a été donnée à la MSA de présenter son nouveau dépliant des bonnes pratiques en laboratoires de transformation du lait à la ferme*. Ce document destiné à tous a pour objectif d'aider les producteurs transformateurs à optimiser leurs conditions de travail dans leurs laboratoires.
Après la visite du Labônor, les producteurs adhérents à l'AVDPL (Association des vendeurs directs de produits laitiers) de Normandie se sont rendus au Gaec Genty à Richemont, où Angélique et Hubert fabriquent un neufchâtel qui vient de recevoir la médaille d'or au dernier Salon international de l'agriculture (lire encadré).
Angélique Genty a expliqué ce qu'elle avait mis en place pour rendre son travail moins pénible dans son laboratoire : panier à roulette pour éviter de porter, hauteur des plans de travail adaptée. Cette visite a été l'occasion d'échanger entre producteurs et la MSA sur les pratiques mises en place par chacun dans leurs ateliers de transformation respectifs.
Beaucoup de choses présentées dans ce guide paraissent être du bon sens mais, sur le terrain, elles ne sont pas toujours mises en place, comme le fait de se détourner des marchepieds, des échelles et des escabeaux dans un environnement en général humide.
Les agents de la MSA présents lors de cette visite - Benjamin Bellenger, Antoine Chedron et Momar Niang, conseillers en prévention au service de santé et sécurité au travail de la MSA -, ont également insisté sur l'importance d'anticiper les besoins dès la conception du laboratoire et de prendre en compte, si possible, les évolutions futures envisagées.
Penser à la partie nettoyage
La partie nettoyage n'est pas à négliger car elle représente plus d'un tiers du temps de travail. « Elle est souvent mal estimée au départ car cela n'est pas de la production. Pour notre part, nous avons amélioré le nettoyage par la suite en investissant dans un lave-grilles. C'est mieux d'y penser dès le départ », conseille Angélique Genty.
Au Gaec Genty, le tank à lait est en hauteur, utilisant ainsi la gravité pour récupérer le lait et faciliter le nettoyage. Le lait arrive directement par canalisation depuis la salle de traite. Tous les ports de charges au-dessus des épaules ont été évités.
Pas de stockage en hauteur
Autres conseils recommandés par la MSA : mécaniser les tâches les plus pénibles et répétitives ; penser à utiliser des chariots à niveau constant pour travailler à hauteur d'homme ; privilégier les machines à faible niveau sonore ; être vigilant sur l'éclairage en évitant les zones d'ombre et d'éblouissement, privilégier les espaces de plain-pied.
Il est également intéressant de prévoir dès le départ suffisamment de rangements pour éviter l'encombrement des tuyaux, les fils, les bidons... et de limiter le stockage en hauteur.
« Nous nous sommes rapprochés des professionnels pour réaliser ce document. Toutes les informations viennent du terrain. À la suite de plusieurs visites dans les laboratoires, ce petit guide livre des retours d'expérience qui mettent en avant certaines situations à risques », ont expliqué les trois conseillers de la MSA.•
Au Gaec Genty, un neufchâtel souvent médaillé
Le Gaec Genty fabrique du neufchâtel depuis 2015, au moment où Angélique a rejoint Hubert sur l’exploitation laitière de Richemont dans le pays de Bray. Hubert Genty s’est installé en 2005 avec 40 vaches laitières et 65 hectares. En 2019, le couple passe en bio et devient 100 % autonome pour l’alimentation du troupeau : une alimentation sèche à base de méteil et d’herbe. Aujourd’hui 60 vaches laitières de race normande produisent le lait qui est transformé à 80 % en fromage de neufchâtel. Le reste est livré à Danone.
« Nous sommes montés en puissance il y a 4 ans, quand nous avons commencé à approvisionner les Grand Frais de la Normandie. Nous vendons également à Rungis, aux fromageries, aux grossistes qui distribuent en collectivité et à la ferme », explique Angélique Genty. En 2024, le Gaec commence la fabrication de yaourts, beurre et crème.
Le neufchâtel du Gaec est régulièrement primé au Salon international de l’agriculture. Il est bien apprécié pour son moelleux, résultat d’un affinage au haloir selon une température et une humidité bien choisies. « Notre marque de fabrique est le moulage à la main. Trois fois par semaine, nous sommes trois personnes autour du plan de travail pour mouler 3 000 fromages ».