Aller au contenu principal

La première ferme laitière de chameaux est dans le Nord

Les chameaux et dromadaires ont toujours beaucoup de succès au Salon de l’agriculture. L’association française la Camelerie fait la promotion de cet animal facile à élever.

2024 a été proclamée l’année des camélidés par l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
2024 a été proclamée l’année des camélidés par l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
© Catherine Hennebert

Le Salon de l’agriculture a accueilli durant toute la semaine les animaux de la ferme France : bovins, moutons, porcs, chèvres, volailles, chevaux… et plus inattendu, des chameaux !
Des chameaux qui venaient de l’élevage de la Camelerie situé dans le Nord à Feignies. L’élevage de la Camelerie vient au Salon depuis 7 ans. Julien et Alban sont les seuls en France à conduire un troupeau de 90 chameaux dromadaires. Un autre élevage d’importance démarre dans le sud de la France et un troisième se met en place.

Rare

Il y a peu d’élevages professionnels en France et la trentaine de membres de leur association est des particuliers qui sont souvent passionnés d’équitation. Mais aujourd’hui, la répartition géographique des camélidés semble se déployer en surface et en densité. Il existe une fédération française des chameaux qui a pour mission de développer le secteur amateur et professionnel des grands camélidés en France.
« Il y a des chameaux et des dromadaires (ou chameau 1 bosse) depuis longtemps en France. Ils ont été introduits grâce à la route de la soie qui passait par l’Inde. C’est un animal qui peut vivre partout. Il est capable de résister aussi bien au grand froid qu’au climat aride. C’est un animal passionnant qui est très gentil et proche de l’homme », explique Alban. 
Le premier chameau mâle, Jopi, est arrivé dans l’élevage, en provenance des Pays-Bas il y a 16 ans. Puis Jalna a été accueillie, venant de Bulgarie. C’est ainsi que l’élevage a démarré. Aujourd’hui, le troupeau représente 90 chameaux et dromadaires, dont une vingtaine de femelles en lactation.

Seul élevage français détenteur de l’agrément sanitaire européen

C’est un animal très complet, qui donne du lait, de la viande, de la laine, du cuir. L’élevage de La Camelerie est agréé pour la production, la transformation et la vente de lait depuis 2022. Le lait est vendu aux particuliers, à la ferme ou sur la boutique en ligne. Une partie du lait est transformée en produits cosmétiques. Le lait de chamelle est reconnu pour sa teneur riche en acides gras insaturés, en vitamine C, en acides aminés essentiels en facteurs antimicrobiens en prostaglandines et en insuline. Il est reconnu moins gras, moins allergénique et plus digeste que le lait de vache.
La chamelle est traite une fois par jour. Les éleveurs lui laissent suffisamment de lait pour nourrir son chamelon durant 9 mois.

Une espèce adaptée au changement climatique

L’objectif de l’association est de développer les élevages en France, pour augmenter la production de lait dans un premier temps, puis celle de la viande et la laine ensuite. «  La viande ressemble un peu à celle de l’agneau au niveau du goût mais elle est plus grasse, ce qui lui apporte un fondant très apprécié  »
Les animaux sont en pâture durant la période de pousse de l’herbe, comme des bovins. Il faut compter entre 15 à 20 chameaux par hectare. Le chameau valorise 90 à 100 % de son alimentation. La FAO considère le camélidé comme l’espèce animale la mieux adaptée aux changements climatiques du futur, en raison de sa parfaite adaptation à la sécheresse.•
 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole