Aller au contenu principal

La LOA définitivement adoptée au Parlement

Après un long parcours législatif, la loi d’orientation agricole a été définitivement adoptée au Parlement. Elle est proche de la version du Sénat, même si la dépénalisation des atteintes environnementales est moins étendue.

© AdobeStock

Annoncée depuis près de trois ans, la loi d’orientation agricole (LOA) a été définitivement votée au Parlement, point final d’un sprint pour l’achever avant le Salon international de l’agriculture. Largement adopté à l’Assemblée le 19 février, le texte issu d’un accord entre députés et sénateurs en Commission mixte paritaire (CMP) a conclu son parcours législatif le lendemain à l’issue d’un ultime vote au Sénat. Ce texte de compromis a reçu le soutien des députés du camp présidentiel, de la droite de l’alliance RN-UDR et des indépendants de Liot, avec un vote à 369 voix pour et 160 contre au Palais Bourbon.
La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a défendu dans l’hémicycle « un texte très attendu » et « une réponse forte aux demandes de nos agriculteurs ». C’est un « texte nécessaire », même s’il a « perd (u) une partie de son ambition initiale », ont souligné dans un communiqué les Jeunes agriculteurs (JA). Constat inverse pour Cyrielle Chatelain, chef des députés écologistes : « On est passé d’un texte sans ambition à un texte de régression environnementale majeure », s’est-elle alarmée devant la presse.

Dépénalisation des atteintes environnementales

Dans le viseur de la gauche, un article qui révise l’échelle des peines en cas d’atteintes à l’environnement. Il prévoit une dépénalisation de ces infractions lorsqu’elles ne sont pas commises « de manière intentionnelle », au profit d’une amende administrative de 450 euros maximum, ou du suivi d’un stage de sensibilisation. L’accord du 18 février en CMP va nettement moins loin que la version du Sénat. Si la mesure est étendue aux ICPE, une limite est posée. La sanction est réduite à 450 euros (au lieu de 75 000 euros et 1 an de prison) quand l’éleveur dépasse les seuils d’enregistrement, mais jusqu’à 15 % maximum. Contrairement au vote des sénateurs le 21 janvier, cette dépénalisation ne s’applique pas aux Iota soumis à la loi sur l’eau. Lors des débats dans l’hémicycle, Annie Genevard avait jugé une telle « extension […] dangereuse, car elle s’appliquerait à tous et non aux seuls agriculteurs, c’est-à-dire qu’elle vaudrait aussi pour les industriels et les activités dangereuses ».
Le texte de la CMP réintègre par ailleurs l’objectif pour la bio d’atteindre 21 % de la SAU au 1er janvier 2030, comme le prévoit la SNB (Stratégie nationale Biodiversité de juillet 2023). 

Autre compromis sur la notion de « transition climatique et environnementale » dans les grands enjeux des politiques agricoles, que le Sénat avait enlevée. Mais le terme « d’agroécologie » reste bien écarté de la LOA, suivant la volonté de la chambre haute. « Une très grande majorité de la version du Sénat a été retenue », résume auprès d’Agra Presse le corapporteur Laurent Duplomb. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole