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La hereford, une race qui a séduit la Ferme de la Picardie

Anne-Cécile Courtois ira pour la première fois au Comice agricole présenter les atouts de la race hereford, avec deux femelles, Vanille et Vénerie, et un taureau de 24 mois, Vivaldi.

Anne-Cécile Courtois et ses herefords.
Anne-Cécile Courtois et ses herefords.
© C. H.

Installée depuis 2019 à Mésangueville, dans le pays de Bray, avec son mari Pierre-Antoine, sur une petite exploitation herbagère certifiée bio de 40 ha, Anne-Cécile Courtois a bien choisi la race : « La hereford se prête tout à fait à notre système tout herbe. Les animaux sont en plein air intégral, avec un supplément de foin en hiver. C’est une race qui répond tout à fait à notre souhait d’avoir un système économe, sobre et efficace, axé sur le bien-être des animaux. Au moment où les éleveurs subissent de forte pression de charges, c’est intéressant ».
Si les effectifs sont faibles en France, 10 000 têtes environ, la race hereford est très présente partout dans le monde, avec plus de 5 millions d’animaux inscrits sur 50 pays. « La Seine-Maritime fait partie des départements où il y a le plus d’animaux, avec la Vendée ».
« Nous sommes en vêlage de printemps, moment de pousse de l’herbe, idéal pour que les mères donnent du lait. Pour le moment, nous faisons 25 élevages par an mais nous avons la volonté de progresser ».
Anne-Cécile est administratrice de l’OS Hereford qui a un projet de mise en place du pointage, ce qui permettra à la race d’avoir une belle marge de progression. Le pointage est aussi important pour évaluer la conformation des animaux, notamment pour la sélection des reproducteurs.
« Tout le troupeau est génotypé pour mieux raisonner le choix des croisements. Pour le moment, le choix se fait principalement parmi des taureaux australiens et anglais. Il y a aussi de très bons élevages au Danemark. Nous recherchons la facilité de vêlage et des animaux capables de faire grossir leurs veaux avec de l’herbe uniquement. Comme pour toutes les races allaitantes, nous cherchons à avoir des dos larges. Cette race est intéressante en valorisation laitière. La moitié de nos taureaux partent en croisement laitier ».
Côté valorisation, l’exploitation vend des reproducteurs, mais quelques animaux sont abattus pour de la vente directe en caissettes. « Nous avons un boucher qui fait maturer la viande. C’est une viande très appréciée pour son persillé et sa jutosité ».•

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