Aller au contenu principal

La Distillerie de la Seine se démarque avec ses ingrédients

Avec un Trophée de l'artisanat et une médaille d'argent au Concours mondial de Bruxelles, compétition oenologique de référence, tout commence bien pour la jeune Distillerie de la Seine basée au Havre.

La Distillerie de la Seine vient de recevoir le trophée de l'Artisanat de Seine-Maritime dans la catégorie jeune entreprise. Installée dans les anciens abattoirs du Havre, cette entreprise a la particularité de fabriquer des liqueurs, des eaux-de-vie et des spiritueux à base d'ingrédients produits le long de la Seine. C'est la signature de la distillerie et le fondateur Manuel Bouvier l'explique : « Mes parents sont agriculteurs sur le plateau de Langres (52). Ils ont un élevage bovin, des vergers et des vignes. Dans ma famille on a toujours distillé les fruits de la ferme ». « Je suis parti faire des études de logistique au Havre, j'ai trouvé un travail dans la ville normande et j'y suis bien. Mon idée était de produire en Normandie des alcools avec les ressources de la ferme familiale et des produits que l'on trouve sur le Plateau de Langres où la Seine prend sa source jusqu'au Havre où elle se jette dans la mer », précise le jeune homme qui fait venir les fruits et l'eau de source de la ferme familiale pour la fabrication de ses spiritueux.

Un whisky pour le printemps 2022

Durant l'année 2020, Manuel Bouvier, avec l'aide d'Anthony Claës, chargé du développement commercial de l'entreprise, a travaillé à l'élaboration de recettes et propose depuis le 7 juillet trois produits d'exception : un pastis normand, un gin ortie-estragon et une vodka bio triple distillation. Pour le whisky, qui a été fabriqué à partir de malt normand bio, il faudra attendre encore un peu car il est en vieillissement dans des fûts fabriqués spécialement pour le projet par un tonnelier bourguignon avec des bois de la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Anthony Claës a été maître d'hôtel à Paris durant plus de 20 ans. Il a également une expérience professionnelle dans l'élaboration de cocktails. Il a travaillé avec de grosses maisons de spiritueux et le projet de Manuel Bouvier l'intéressait beaucoup.

Une petite distillerie qui valorise le territoire

Les deux amis se sont donc formés au Centre international des spiritueux (CIDS) près de Cognac puis au Wine & Spirit Education Trust à Paris. Ils ont travaillé sur les produits, les ingrédients, les recettes, et ont réalisée une étude de marché.Il a ensuite fallu investir : un magnifique alambic en cuivre s'est installé au coeur de la distillerie qui vient également d'être récompensée pour sa vodka par le prestigieux Concours mondial de Bruxelles. « J'ai été accompagné par la CCI Seine Estuaire Normandie et par le réseau Entreprendre qui est intervenu sur le volet financier ». Le jeune entrepreneur explique le choix de cet alambic : « le contact prolongé avec le cuivre de l'alambic casse l'agressivité de l'alcool. Je veux élaborer des alcools goûteux mais pas agressifs, gras et épicés ». Angélique, ortie, estragon, anis, réglisse, genièvre, sont parmi les ingrédients de ces spiritueux qui sont distribués aujourd'hui en Normandie, sur 85 points de vente, cavistes et épiceries fines. Ils peuvent être également commandés sur la boutique en ligne. L'ambition de Manuel Bouvier est d'approcher le marché national et international. Les deux amis projettent également de développer une démarche écoresponsable avec l'élaboration de spiritueux à partir de coproduits, par exemple des drêches de bières. En 2022, des visites de la distillerie seront organisées, des ateliers découvertes seront proposés, ainsi que des dégustations évidemment.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole