Aller au contenu principal

Jumièges mise en valeur

Détruite au XIXème siècle, l’abbaye est aujourd’hui l’une des plus belles ruines de France. Les travaux pour la restaurer se poursuivent. Une partie a été inaugurée le 12 juin dernier.


La restauration de l’abbaye de Jumièges, l’un des joyaux du tourisme normand, qui accueille chaque année 70 000 visiteurs, se poursuit. Cette année, ce sont les bâtiments conventuels qui ont subit une cure de jouvence, sous la direction de Charlotte Masset, vice-présidente du Département de Seine-Maritime et Charlotte Hubert, architecte maître d’œuvre.
Le site mérovingien de l’abbaye de Jumièges est actuellement constitué d’un ensemble de bâtiments implantés dans un parc de 15 hectares et composé de deux églises : Saint-Pierre, reconstruite au Xème siècle qui a conservé de remarquables éléments carolingiens du VIIIème siècle et l’abbatiale Notre-Dame, bâtie vers 1040 qui constitue un exemple prestigieux de l’architecture romane normande. A ces églises s’ajoutent la porterie et le pavillon néogothique construit par les Lepel-Cointet au XIXème siècle, le logis abbatial construit entre 1665 et 1671 et les bâtiments conventuels avec les ruines du cloître, de la salle capitulaire, de la salle du trésor ainsi que la baie du réfectoire datant du XIIème siècle.
Les démolitions du début du XIXème  siècle, qui ont suivi la vente du monastère comme bien national en 1795, ont mutilé le site d’au moins la moitié de ses constructions. Dès les premières mesures de classement en Monument Historique en 1918, des travaux de sauvegarde et d’entretien se sont succédés. Un programme quinquennal de travaux de restauration avait été élaboré par la Direction Régionale des Affaires Culturelles, et portait sur la mise en sécurité des ruines de l’abbatiale Notre-Dame, la restauration de l’église Saint Pierre et des bâtiments abbatiaux. Lors du transfert de propriété de 2007, le Département s’était engagé à poursuivre ces actions. L’opération de restauration des bâtiments conventuels fait partie de ce programme repris sous sa propre maitrise d’ouvrage.

Eviter les infiltrations des eaux de pluie
L’opération de restauration inaugurée le 12 juin dernier avait pour objectif d’assurer la conservation et la pérennité des ouvrages et leur mise en sécurité vis-à-vis du public afin de lui permettre d’accéder à des espaces qui lui étaient jusqu’alors interdits. Le programme de travaux a consisté à restaurer les maçonneries en pierre de taille et de moellons avec la mise en œuvre de plomb sur les arases, les départs de voûte, les bandeaux… pour éviter les infiltrations des eaux de pluie. Les travaux ont été répartis en tranches de travaux de 14 mois suivant leur degré d’urgence par entités architecturales et financières cohérentes à restaurer.
Les travaux se poursuivent afin de restaurer les vestiges du chœur de l’église Notre-Dame et des éléments adjacents (la croisée et les bras nord et sud du transept, le déambulatoire, les chapelles rayonnantes et la chapelle axiale), le grand mur de soutènement à l’est du chevet de l’église. Ils ont débuté le 30 avril 2018
pour 14 mois.

en 3D

Depuis 2012, le visiteur peut découvrir l’abbaye sous un autre angle grâce à des reconstitutions virtuelles en 3D, s’appuyant sur le procédé technique de réalité augmentée de certaines parties, venant se superposer à la vision réelle des vestiges encore en place. Utilisant la caméra, la boussole, le gyroscope et le GPS d’une tablette, l’application permet la fusion des restitutions et de la réalité.

savoir plus

L’abbaye est ouverte de 9 h 30 à 18 h 30 du 15 avril au 15 septembre ; de 9 h 30 à 13 h et de 14 h 30 à 17 h 30 du 16 septembre au 14 avril. Plein tarif : 6,5 euros.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Le suivi sanitaire ne s'improvise pas : la performance de l'élevage repose sur un travail d'équipe et une confiance étroite entre Éric Monnet, à gauche et Jérémy Vimbert.
« En médecine rurale, nous avons affaire à des professionnels »

Vétérinaire mixte à Saint-Romain-de-Colbosc depuis plus de vingt ans, Éric Monnet revient sur l'évolution de sa pratique :…

"La transmission en questions"

La section des Seniors agricoles proposera lors de ses réunions de secteur une information sur la transmission avec des…

Récoltes céréalières 2026 : les plus précoces en Normandie depuis 20 ans

Les situations météorologiques extrêmes de janvier à juin expliquent des rendements en baisse, mais pas catastrophiques, pour…

La filière céréales est en forte progression au premier semestre, avec 4,07 Mt traitées, soit une hausse de 33 % par rapport aux 3,06 Mt enregistrées sur la même période 2025, portée par une très bonne campagne céréalière au premier semestre 2026.
Haropa Port : premier semestre très dynamique pour les céréales
À la mi-année 2026, Haropa Port confirme sa bonne dynamique en partie grâce aux 4,07 millions de tonnes de céréales traitées au…
Samuel Crèvecœur, président de la section de Fontaine-le-Dun chez Cristal Union, et Christophe Croison, directeur de l'usine, posent devant le nouvel évaporateur à 6 effets.
La campagne betteravière a démarré dans les temps à Fontaine-le-Dun

Les importants travaux engagés lors de l'inter-campagne ont été achevés à temps. Le site seinomarin de Cristal Union a pu…

Embauche des saisonniers : guide pratique
Face à la complexité des démarches réglementaires en période de forte activité, la MSA a édité le guide "J'embauche un saisonnier…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole