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Influenza aviaire H5N8 : les mesures de protection sont étendues à toute la France

La crainte de ces dernières semaines est désormais avérée, la confirmation de plusieurs cas de contamination par le virus dans le sud-ouest entraîne la généralisation des mesures de protection de tous les élevages avicoles en France.

Le virus H5N8 est reconnu responsable de mortalités d'oiseaux tant domestiques que sauvages en Europe. Ainsi 268 foyers sont répertoriés en Europe dont 192 dans l'avifaune (33 espèces touchées)  70 élevages et 6 pour l'avifaune en captivité. Les cas sont répartis dans de nombreux pays. Un dernier cas a été confirmé cette nuit en Serbie (voir carte ESA). En France, des cas sur la faune sauvage ont été enregistrés en Savoie (Goéland) et dans le Pas-de-Calais (canard appelant) ainsi que dans des élevages de canards domestiques dans le sud-ouest. La mortalité en élevage est variable selon les espèces. Cependant, la dernière communication de la plateforme d'épidémiosurveillance (ESA) précise que la virulence de H5N8 est inhabituelle chez les palmipèdes d'élevage avec une mortalité variant de 10 % à 70 % constatée.
Face à une situation qui se dégrade rapidement en Europe et en France, le ministère de l'Agriculture a classé le 5 décembre tout le territoire national en risque élevé vis-à-vis de l'influenza aviaire H5N8.
Dans un communiqué de presse le ministère précise que cette élévation du niveau de risque s'appuie sur l'évolution rapide de la situation sanitaire en Europe. En conséquence « les mesures de biosécurité doivent être respectées strictement, en particulier par les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages. »

Les mesures de protection des élevages
Le virus est véhiculé par la faune sauvage avicole. En conséquence les mesures de protection des élevages concernant les dernières semaines pour les élevages en zones humides sont désormais généralisées à tout le territoire français.
Ainsi le ministère rappelle dans le communiqué du 5 décembre que :  « Le classement en risque élevé généralisé à tout le territoire signifie que les mesures suivantes s'imposent pour éviter tout contact avec les oiseaux sauvages :
Obligation de confinement ou pose de filet pour tous les élevages commerciaux de volailles (dérogation possible sous conditions) et toutes les basses cours (sans dérogation possible).
Interdiction de rassemblement de volailles vivantes sur tout le territoire. Des dérogations sont possibles sous conditions.
Interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire. Les lâchers de faisans et perdrix peuvent être autorisés sous conditions. »

Les mesures de protection des élevages s'imposent à tous les détenteurs de volailles. Les respecter, c'est protéger son élevage ainsi que la filière.

 

Les préconisations du plan de biosécurité en élevage

Visiteurs
Restriction des visites au strict nécessaire
Véhicules stationnés en dehors de la zone d'élevage
Utilisation du matériel de protection sanitaire, changement de tenues, lavage et désinfection des mains, du matériel à l'entrée et la sortie de l'élevage et entre chaque bâtiments.
Interdiction d'entrée du camion d'équarrissage dans la zone d'élevage
Désinfection systématique des roues des camions de livraison et collecte.

Enlèvement des animaux
Entrer dans les bâtiments en portant une tenue propre (bottes et vêtements)
Véhicules de chargement propres et désinfectés

Surveillance renforcée des animaux
Tout comportement anormal constaté sur les lots d'oiseaux doit être signalée à votre vétérinaire sanitaire :
Activité réduite des oiseaux,
Mortalités,
Chute de ponte,
Baisse de la consommation d'eau et d'aliment

Protection contre les contacts avec la faune sauvage
Vérifier l'état des dispositifs anti-oiseaux sur les bâtiments (filets et grillage anti-oiseaux.
Les bâtiments en vide sanitaire doivent être clos (portes et portails fermés et volets de ventilation protégés par un dispositif anti-oiseaux ouvert pour le séchage).
Confinement par claustration ou pose de filets pour toutes les volailles avec parcours extérieur.

L'ensemble des mesures conseillées fait partie du plan de biosécurité (arrêté Biosécurité du 8 février 2016).

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