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H5N8 : point de situation.

Deux foyers d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 ont été identifiés en France, en Haute-Corse et dans les Yvelines. Dans les deux cas, les élevages concernés sont des animaleries.

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© Armelle Puybasset

Les mesures qui s’appliquent à tous les aviculteurs français n’évoluent pas. Plus que jamais, il faut rappeler que ce virus n’est pas zoonotique, la consommation des produits est absolument sécurisée et sans danger pour l’Homme.

 

Qu’est-ce que l’Influenza aviaire ?

Cette pathologie ne touche que les oiseaux, tous y sont sensibles. Les premières manifestations cliniques de la maladie sont souvent liées à l’avifaune sauvage.  Cliniquement, la maladie se caractérise par des mortalités anormales ainsi que par de l’abattement, et des baisses de pontes.

Plusieurs virus HxNy sont responsables des influenzas aviaires, elles peuvent être hautement ou faiblement pathogènes.La surveillance quotidienne des oiseaux permet de poser les suspicions au plus vite et ainsi prendre les mesures de protection ad hoc.Des vaccins existent mais sont réservés aux espèces rares détenues dans les zoos. Dans tous les cas, lors de l’identification de la présence d’un virus d’Influenza aviaire, l’abattage total de l’effectif est obligatoire, complété de la désinfection des locaux et matériels.

Afin de limiter les risques de contaminations inter élevages ou via l’avifaune sauvage, la réglementation impose d’une part des mesures de confinement et d’autre part « en temps de paix » des formations biosécurité afin que tous les aviculteurs puissent prendre les mesures de protection de leurs élevages en connaissance de cause.

 

Quelle est la situation en Europe ?

Les cas d’influenza aviaire, H5N8 majoritairement cet automne, ont été constatés au Danemark, dans le Nord de l’Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, au Royaume-Uni et depuis la semaine passée en France.Hormis les deux foyers français, les autres cas sont directement liés aux voies de migration. L’épisode de H5N8 connu à l’automne 2016 était absolument analogue à celui vécu aujourd’hui, à la fois en termes de répartition des foyers comme en termes calendaires.

Ce constat et la connaissance des voies de migration font craindre que l’épizootie touche l’élevage avicole français, c’est pourquoi des mesures drastiques sont mises en place.Les foyers français touchant des animaleries hors du périmètre migratoire, la question de l’approvisionnement de ces magasins se trouve posée.

 

Quelles mesures de protection pour l’Elevage français ?

Depuis la mi-octobre des mesures de confinement graduelles puis systématiques ont été décidées par les autorités sanitaires françaises (16 novembre 2020). Afin de protéger les élevages et la filière avicole, le respect des mesures édictées s’impose à tous.

Rappel : les mesures de biosécurité renforcéess’appliquent à tous les élevages.

Pour mémoire les mesures de biosécurité renforcée s’appliquent à toutes exploitations avicoles, ainsi que pour les basses-cours et les autres détenteurs d’oiseaux captifs de ces départements dont les suivantes :

• La claustration ou mise sous filets devient obligatoire sauf dérogation de la DDPP suite à visite favorable du vétérinaire sanitaire.

• La surveillance des oiseaux est a minima quotidienne.

• Les rassemblements d’oiseaux sont interdits (concours, foires, expositions)

• Le transport et le lâcher de gibier à plumes sont interdits ainsi que l’usage des appelants pour la chasse.

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