Aller au contenu principal

Groupama Centre Manche : une sinistralité 2025 importante

Pour 2026, l'assureur renforce sa différenciation mutualiste et donne encore plus de force aux élus sur le territoire.

Pascal Loiseau (à gauche), Sylvie Le Dilly et Édouard Aubry. En 2025 le sinistre climatique a représenté près de 110 millions d'euros. Ce montant a triplé par rapport aux niveaux habituels. 
Pascal Loiseau (à gauche), Sylvie Le Dilly et Édouard Aubry. En 2025 le sinistre climatique a représenté près de 110 millions d'euros. Ce montant a triplé par rapport aux niveaux habituels. 
© Catherine Hennebert

La Fédération Groupama de la Seine-Maritime a tenu son assemblée générale le 27 janvier au Bocasse sous la présidence d'Édouard Aubry. « L'année 2025 a été marquée par deux grands sujets : la relation client et la prévention. La prévention reste notre ADN et Groupama Centre Manche la renforcera en 2026 », a introduit Édouard Aubry. « Les deux orages de grêle en juin et la tempête Benjamin nous ont montré la puissance du collectif et la pertinence de notre réseau d'élus estimateurs. Les évènements climatiques seront de plus en plus intenses et la tempête Goretti en a été un très bon exemple avec des vents allant jusqu'à 213 km/heure dans la Manche, a ajouté Pascal Loiseau, directeur général Groupama Centre Manche. Le passage de cette tempête représente 10 000 dossiers pour Groupama Centre Manche et plus de 20 % des dossiers ont été gérés et réglés à ce jour ».

La conquête de nouveaux sociétaires

Fin 2025, le nombre de sociétaires sur le territoire de Groupama Centre Manche est de 297 599, soit une augmentation de 1 500 sociétaires dont plus de 50 % sont des professionnels.

Pour 2026, les perspectives sont de poursuivre la conquête de nouveaux sociétaires, en particulier sur le marché des particuliers. En Seine- Maritime, cela se traduit par le souhait de se développer dans le périurbain.

Groupama Centre Manche souhaite également renforcer sa présence chez les commerçants et les artisans du bâtiment. « Nous restons l'assureur des agriculteurs et des grandes entreprises de l'agroalimentaire de la région. Nous restons toujours à l'écoute du marché agricole qui est sans cesse en évolution. Pour cela, plus de 100 commerciaux agricoles sont présents sur nos huit départements », a souligné le directeur qui précise également que Groupama assure plus de 75 % des communes de moins de 5 000 habitants.

Outre l'assureur de biens, Groupama se veut être celui des personnes et un conseiller financier qui peut aider à préparer sa retraite ou mieux prévoir les accidents.

2025 : une année chargée en sinistres

En 2025 le sinistre climatique a représenté près de 110 millions d'euros, en lien avec les orages de juin, la tempête Benjamin, les effets de la sécheresse et l'assurance récolte. Ce montant a triplé par rapport aux niveaux habituels. Les sinistres graves ont été pondérés à 30 millions d'euros, et les autres sinistres (automobile et habitation) ont été contenus à 346 millions d'euros grâce aux actions de prévention et à la maîtrise des coûts. Le ratio sinistre/cotisation de 77 % reste cependant élevé.

« Il faut penser aux récoltes »

Sylvie Le Dilly, présidente de Groupama Centre Manche, a fait un petit focus sur la multirisque climatique : « nous pensons à nos habitations, aux bâtiments mais il faut penser aux récoltes. Nous avons la multirisque climatique qui est en place. Nous sommes leader sur le marché agricole et nous voulons le rester. Nos échanges permanents avec les OPA nous ont permis de faire évoluer notre contrat multirisque climatique. On nous demandait depuis quelques années d'apporter des réponses supplémentaires sur la grêle. Nous avons entendu puisque nous avons maintenant également un contrat grêle à la parcelle et en capital. Nous avons aussi mis en place l'assurance prairie qui a bien fonctionné cette année ».

Chiffre d'affaires en progression

Le chiffre d'affaires de Groupama Centre Manche est en progression de 4,6 % à 633 millions d'euros. L'exercice 2025 sera meilleur que l'exercice 2024 qui présentait un résultat de 15 millions d'euros. « Cela permettra de consolider nos fonds propres et donc de tenir nos engagements quand il y a de grands aléas », a précisé Pascal Loiseau. Le résultat sera donné à l'assemblée générale de Groupama Centre Manche qui se déroulera à Deauville (Calvados) le 30 avril.

Un mutualisme d'impact

En 2026, Groupama a l'ambition de renforcer sa dynamique mutualiste : concrètement, cela se traduira par le renforcement des relations clients avec une consolidation du réseau estimateurs. 180 élus se sont mobilisés sur le terrain pour cette tempête Goretti en ce début d'année. « Nous allons également développer nos partenariats sur le territoire, partenariats qui doivent être ciblés avec une action concrète en face », a souligné la présidente.

Les actions de prévention seront davantage identifiées pour répondre à de vrais besoins. Le risque routier sera la priorité, ainsi que la prévention incendie qui concerne tous les secteurs. La troisième priorité concernera la santé avec la mise en place des formations aux gestes qui sauvent.

Des clubs de jeunes voient le jour

Sur les questions de gouvernance, la question de l'engagement des jeunes a été abordée : « l'engagement des jeunes permet de stimuler l'innovation. Nous devons mobiliser l'énergie des jeunes pour garder le lien avec les jeunes générations qui veulent agir vite, concrètement et localement. 60 % sont prêts à s'impliquer mais moins de 5 % de nos élus mutualistes ont moins de 30 ans. On se pose donc la question sur la façon de transformer une envie d'agir qui existe en engagement durable. Il faut donner du sens, proposer des formats plus souples, et surtout valoriser leur engagement comme une compétence. Nous innovons avec des clubs de jeunes dans chaque département, des conventions jeunes élus, avec l'application mobile et des projets locaux à impact visible. Les caisses locales sont un espace important de proximité où les jeunes peuvent s'impliquer dans des actions concrètes sur leur territoire ».•

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole