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Fongicide colza : point de situation en Normandie

À ce jour, on estime qu'environ une parcelle sur deux a atteint le stade G1, stade pivot pour la protection anti-sclerotinia.

La cylindrosporiose sur une feuille de colza.
La cylindrosporiose sur une feuille de colza.
© Terres Inovia

Il peut être prudent selon les cas, de gérer le risque cylindrosporiose, habituellement observé dans la région. Mieux vaut opter, si ce n'est déjà fait, pour une protection efficace vis-à-vis des deux maladies.

Braver la météo pour positionner le fongicide de base, au stade G1

Le traitement au stade G1 (10 premières siliques de moins de 2 cm) reste le pivot de la protection fongicide en colza. Les conditions actuelles ne sont pas simples pour l'intervention. Si ce n'est pas déjà fait, il faudra saisir le premier créneau dès que possible car l'efficacité repose essentiellement sur une action préventive des molécules.

  • Le sclerotinia, maladie peu fréquente mais très nuisible, est la cible n° 1. L'application, au stade G1 est le meilleur compromis pour maximiser la protection de la tige principale.
  • La cylindrosporiose, maladie fréquente dans la région mais relativement peu nuisible, est également contrôlable. Les fongicides visent dans ce cas à limiter les contaminations des siliques. En l'absence d'apparition brutale de la maladie, une application à base de triazole positionnée à G1 et/ou lors du relais 10-12 jours après, suffit généralement à préserver le potentiel. Certaines variétés très peu sensibles permettent d'écarter le risque (ex : Archivar, Attica, LG Armada, LG Aviron, LG Atlas, LG Austin, RGT Kanzzas).

Fongicide au stade G1 puis relais 10-15 jours après : que montrent les références ?

Dans le cas de floraison longue, pour les colzas à haut potentiel, il est souvent tentant de réaliser deux fongicides à 10-15 jours d'intervalle.

Les gains de rendement procurés par le 2e fongicide ne sont pourtant pas systématiques. Ils sont difficiles à prédire car ils dépendent fortement de la météo printanière et du développement des maladies de fin de cycle (cylindrosporiose, alternaria). À l'exception des années humides, les gains nets sont en tendance assez limités en Normandie et Île-de-France même s'ils sont supérieurs aux autres régions : 1,0 q/ha en moyenne (- 3,3 à + 6,6 q/ha) d'après une vingtaine d'essais conduits depuis 2014.

Ces gains dépendent aussi du choix du produit et de la dose appliquée au stade G1. En 2016, année très humide par exemple, le gain net atteignait 2,5 q/ha, contre 0,3 q/ha les années sans risque particulier.•

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