Aller au contenu principal

Filets ou fils électriques, une solution adaptée à chaque situation

Quel que soit le système retenu, il demande une manutention régulière et de l’organisation. Dans l’Aube, Bruno Binon adapte aussi sa pratique à la géographie et à l’accessibilité des lieux.

Bruno Binon élève 300 brebis à Bligny (10). Deux cents d’entre elles passent six mois de l’année en bergerie avant de retourner en pâturage. Les autres sont élevées en plein air, toute l’année. Ce système de production nécessite une gestion rigoureuse des clôtures. « Il est important de clôturer les parcs pour éviter que les brebis ne s’échappent, explique l’éleveur. Dans certains endroits difficiles d’accès, nous ne pouvons pas toujours installer des filets. Dans ce cas, nous utilisons une clôture temporaire de quatre fils électriques. »

Des solutions rapides à installer

Constituées de quatre fils de 100 mètres de long, les bobines Smartfence qu’utilise Bruno Binon s’installent facilement grâce à un enrouleur manuel. Un piquet support est disposé tous les 10 m. Le principe d’installation reste le même pour la pose de filet, si ce n’est que chaque filet mesure 50 m de long. Avec son fils Gabriel, Bruno Binon arpente tous ses parcs à pied, certains endroits très étroits étant inaccessibles avec un quad. « Entourer les pâtures demande une manutention régulière et de l’organisation, explique-t-il. Avec nos brebis élevées 100 % en plein air, nous devons souvent modifier les accès au pâturage et par conséquent les clôtures. À deux, nous mettons 45 minutes pour poser 600 m de clôtures (fils ou filet), même dans des parcs avec des virages et des angles. Heureusement que ce sont des solutions faciles et rapides à installer. ».

Pour Bruno Binon, les deux systèmes (filets ou fils) sont efficaces. Les animaux sont bien protégés et ne sortent pas de l’enclos. Il accorde malgré tout un avantage supplémentaire au filet électrique. « Il est plus efficace que les fils électriques contre les intrusions de chiens dans les pâtures, prévient-il. Les fils électriques sont situés à 15 cm du sol pour le premier puis tous les 20 cm. L’accès aux chiens est donc possible dans ces conditions, contrairement à un filet clôture. »

Le confort à travers la technologie

Sur son exploitation, l’éleveur dispose de 1,5 km de fils électriques, dont le coût s’élève à 210 euros la bobine de 100 m de quatre fils, et de 30 filets à 60 euros l’unité (50 m de long). Il s’approvisionne auprès de Cobevim, qu’il apprécie particulièrement pour la qualité du conseil. La majorité des filets ou des fils est branchée sur une batterie de 12 volts à décharge lente, rechargée par des panneaux solaires. « Pour les clôtures électriques branchées sur secteur, je dispose d’une télécommande connectée qui m’offre la possibilité d’arrêter un poste à distance, explique-t-il. C’est une solution de confort qui me fait gagner du temps. En effet, lorsque je dois intervenir sur une clôture et que les animaux sont parqués, je n’ai pas besoin de me rendre au poste d’alimentation pour couper l’électricité. Pour optimiser l’organisation, je pourrai aussi utiliser une application sur mon téléphone qui me permettrait d’anticiper les décharges de batteries et vérifier les défaillances sur la clôture. Je pense que la jeune génération y sera très favorable ! » •

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole