Aller au contenu principal

Éliminer l’humidité des sols bétonnés

Une bonne ventilation est primordiale mais la propreté des sols est un facteur qui contribue fortement à améliorer l’ambiance de la stabulation.

Une bonne ventilation est primordiale mais la propreté des sols est un facteur qui contribue fortement  à améliorer l’ambiance de la stabulation.
Réalisation des empreintes en arêtes de poisson sur béton frais (pente transversale). La dimension optimum de ces empreintes est de 1 cm de large, 1 cm de profondeur minimum et un espacement de 10 à 12 cm.
© idEle

La réduction de l’humidité dans un bâtiment d’élevage reste une préoccupation majeure. Pour y parvenir, une bonne ventilation est primordiale mais la propreté des sols est un facteur qui contribue fortement à améliorer l’ambiance de la stabulation. L’Institut de l’élevage propose des solutions.

Deux enjeux majeurs incitent à évacuer du mieux possible l’humidité des sols : la maîtrise de la santé des pieds et des boiteries, ainsi que la limitation des émissions gazeuses ammoniacales. Les sols pleins en pente transversale et longitudinale ou les sols pleins préfabriqués rainurés sont des solutions innovantes pertinentes.

La santé des pieds et les boiteries ont un lien très étroit avec la propreté et l’humidité des sols, à l’origine des infections comme la dermatite digitée. L’efficacité des traitements des pieds après la traite par un pédiluve nécessite que les pieds restent propres quand les animaux se déplacent sur les aires de vie. Un sol propre et sec, sans flaques, est le facteur principal de réussite d’un traitement pédiluve. La propreté des pieds est aussi un facteur essentiel à la bonne hygiène du lieu de traite.

L’élimination rapide des urines limite des émissions gazeuses ammoniacales. L’hydrolyse de l’urée intervient dans les deux heures. L’écoulement rapide des urines vers la fosse est donc primordial. Des travaux néerlandais montrent qu’une pente en béton de 3 % raclée 12 fois par jour réduit de 21 % les dégagements d’ammoniac.

Quelques points de vigilance

La mise en place des pentes transversales reste très technique notamment à cause du canal central qui reste indispensable. À la place du canal, une rainure profonde de 3 cm de large par 10 cm de profondeur est parfois conseillée.

En cas d’absence de pente longitudinale, le dimensionnement du canal est primordial pour un bon fonctionnement. Le flushing dans ce canal n’est pas une solution envisageable dans le cas où le sol est plat car les risques de débordement sont probables.

L’autoconstruction est très difficile, sauf si l’éleveur possède une grande expérience de la maçonnerie. La maîtrise des doubles pentes nécessite un savoir-faire.

Le système hydrocurage (avec 2 % de pente minimum) est inadapté aux pentes transversales en “V”.

Avec l’évacuation des jus se pose la question de l’efficacité du raclage d’un lisier moins liquide (risque d’assèchement l’été). La nécessité de faire des raclages très efficaces est essentielle.

Les sols avec une pente en V

Pour un écoulement efficace, une pente transversale de 3 % est un maximum pour les animaux. Les recommandations de l’Institut sont les suivantes : pentes transversales de 2,5 à 3 %, pentes longitudinales de 1,5 %. C’est un optimum pour une bonne évacuation des liquides dans le canal tout en préservant un confort de déplacement pour les animaux. À noter que l’écoulement est 3 fois plus rapide en passant de 1 à 2 % de pente.

Les sols bétons préfabriqués

Ces types de sols sont encore peu répandus en France. L’intérêt de cette technique : la régularité du sol et des pentes au même titre que les sols caillebotis est garantie ; l’existence de rainures profondes permet de drainer les liquides facilement ; la régularité des rainures offre la possibilité d’installer des racleurs à dents ; les bétons préfabriqués présentent des rainures idéalement profilées avec une parfaite planéité des surfaces.

Pour l’Institut de l’élevage, les sols en pente et/ou les sols préfabriqués sont des solutions d’avenir. Ils permettent notamment une anticipation des évolutions réglementaires prochaines, notamment sur les dégagements d’ammoniac, tout en conservant un confort de déplacement pour les animaux.

L’Idèle conclut que ces solutions permettent d’éliminer efficacement l’humidité des sols de manière à favoriser une bonne ambiance de stabulation et surtout un bon état de santé des pieds des animaux. •

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole