Aller au contenu principal

Éleveurs de volailles : quelles sont les obligations réglementaires ? 

Point sur la réglementation en élevage de volailles

Tous les élevages de volailles sont tenus de respecter des obligations. Certaines obligations s'appliquent dès le premier animal détenu, d'autres à partir d'un seuil de 250 volailles. Quelles sont les obligations et règles à respecter ?

Déclarer son activité

Tout éleveur de volailles ayant une activité commerciale doit déclarer son activité, dès le premier animal détenu, à la DDPP de son département via le Cerfa n° 13990. Tout éleveur doit également déclarer chaque entrée et sortie de lot de volailles dans son établissement dans un délai maximal de 7 jours suivant le mouvement (déclaration à l'ATM Avicole pour les volailles de chair, ou à BD Avicole pour les poules pondeuses, le gibier à plume et les palmipèdes gras). Il doit également tenir un registre d'élevage.

S'il y a plus de 250 volailles présentes en simultanée sur le site, l'éleveur doit également se déclarer en tant qu'exploitant de volailles auprès de la DDPP via le Cerfa n° 13989. L'éleveur doit également déclarer un vétérinaire sanitaire.

Pour les élevages de 250 (ou plus) volailles de chair, poules pondeuses et/ou dindes, des analyses salmonelles en élevage doivent être réalisées via des pédichiffonnettes. Pour les élevages de 250 canards ou plus, les canards doivent être vaccinés contre les virus de l'influenza aviaire.

Mesures de biosécurité

Chaque éleveur doit obligatoirement suivre une formation biosécurité d'une journée et mettre en place un plan de biosécurité afin de lutter contre influenza aviaire.

Afin de vérifier l'efficacité du plan de biosécurité, des contrôles sont réalisés tous les ans par la DDPP. Si l'audit est conforme, les contrôles peuvent être renouvelés tous les 2 ans. En cas de non-conformité, l'éleveur doit mettre en place des actions correctives dans un délai fixé.

Bien-être animal

Tout responsable d'un élevage doit désigner un référent bien-être animal. Le référent doit obligatoirement suivre une formation labellisée bien-être animal d'une durée minimale de 7 heures, ainsi que 2 heures à distance.

Vente d'œufs

Pour la vente d'œufs, les démarches dépendent du nombre de poules pondeuses et des circuits de vente. Le schéma suivant récapitule les différents cas et obligations.

Abattage à la ferme

Selon les volumes et les circuits de vente, deux cas sont possibles : l'Établissement d'abattage non agrée (Eana) ou l'abattoir agréé CE.

Pour les établissements abattants moins de 25 000 équivalents poulets/an (soit 500 équivalents poulets/semaine), l'établissement n'a pas besoin d'être agréé, on parle communément de tuerie ou d'Eana. L'abattage pour d'autres élevages est interdit.

La commercialisation des produits doit s'effectuer dans un rayon de 80 km autour de l'établissement, directement au consommateur final ou à des commerces de détail locaux qui vendent eux-mêmes au consommateur final. La vente à des établissements agréés CE est interdite.

La transformation est possible, mais uniquement en produits cuits et sur un atelier à la ferme attenant à la tuerie.

L'établissement doit déclarer son activité à la DDPP via le Cerfa n° 13984.

Pour les abattoirs agréés CE, il n'y a pas de limite du nombre de volailles abattues. La prestation de service est autorisée et la commercialisation est possible dans tous les circuits de distribution, sans limite de distance.

Cependant, les éleveurs doivent rédiger un dossier de demande d'agrément sanitaire et l'envoyer à la DDPP avec le Cerfa n° 13983.

Des formations sur le bien-être à l'abattage sont obligatoires : pour tous les abattoirs de volailles agréés, un responsable de protection animale (RPA) doit être désigné. Le responsable doit suivre une formation RPA.

Le personnel de tous les abattoirs agréés CE doit suivre une formation "Opérateur protection animale" (OPA).

Ces deux formations ne sont pas obligatoires pour les établissements non agréés, elles sont cependant recommandées et peuvent être obligatoires si des manquements de compétences sont constatés lors d'un contrôle.

Une formation sur le contrôle ante post mortem des volailles/retrait des carcasses est aussi obligatoire pour les abattoirs CE, et non obligatoire pour les Eana, mais nécessaire en cas de valorisation des déchets d'abattage (compostage...).

Tout opérateur travaillant dans un établissement d'abattage agréé ou non, doit obligatoirement suivre une formation sur l'hygiène alimentaire.

Enfin, si vous transportez des volailles vivantes sur plus de 65 km (pour les emmener à l'abattoir par exemple), il vous faudra être titulaire du CCTROV (Certificat de compétence pour le transport par route des ongulés domestiques et volailles), délivré à la suite d'une formation de 14 heures.•

Pour plus d'information, contacter Pauline Vier, conseillère circuits courts de la Chambre d'agriculture départementale, au 06 84 96 41 05.


En savoir plus

Prochains rendez-vous et formations organisés par les Chambres d'agriculture de Normandie :

améliorer le bien-être des volailles : le 11 mars au Neubourg (27) ;

démarrer un élevage de volailles de chair plein air ou bio : les 12 et 13 mars au Neubourg (27) ;

maîtriser l'hygiène en centre de conditionnement d'œufs : le 27 mars à Saint-Lô (50) ;

démarrer un élevage de poules pondeuses plein air ou bio : les 7 et 8 avril à Bernay (27) ;

respecter les bonnes pratiques d'hygiène en transformation fermière : les 16 et 17 juin à Mortagne-au-Perche (61). Informations et inscription : Anne Houlet : 06 82 55 83 40 ;

visite d'un élevage de poules pondeuses avec un centre de conditionnement des œufs : le 13 mars 2025 à la Luzerne (50). Inscription et renseignement : Anne Manach : 06 30 08 56 09.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Le suivi sanitaire ne s'improvise pas : la performance de l'élevage repose sur un travail d'équipe et une confiance étroite entre Éric Monnet, à gauche et Jérémy Vimbert.
« En médecine rurale, nous avons affaire à des professionnels »

Vétérinaire mixte à Saint-Romain-de-Colbosc depuis plus de vingt ans, Éric Monnet revient sur l'évolution de sa pratique :…

"La transmission en questions"

La section des Seniors agricoles proposera lors de ses réunions de secteur une information sur la transmission avec des…

Récoltes céréalières 2026 : les plus précoces en Normandie depuis 20 ans

Les situations météorologiques extrêmes de janvier à juin expliquent des rendements en baisse, mais pas catastrophiques, pour…

La filière céréales est en forte progression au premier semestre, avec 4,07 Mt traitées, soit une hausse de 33 % par rapport aux 3,06 Mt enregistrées sur la même période 2025, portée par une très bonne campagne céréalière au premier semestre 2026.
Haropa Port : premier semestre très dynamique pour les céréales
À la mi-année 2026, Haropa Port confirme sa bonne dynamique en partie grâce aux 4,07 millions de tonnes de céréales traitées au…
Samuel Crèvecœur, président de la section de Fontaine-le-Dun chez Cristal Union, et Christophe Croison, directeur de l'usine, posent devant le nouvel évaporateur à 6 effets.
La campagne betteravière a démarré dans les temps à Fontaine-le-Dun

Les importants travaux engagés lors de l'inter-campagne ont été achevés à temps. Le site seinomarin de Cristal Union a pu…

Embauche des saisonniers : guide pratique
Face à la complexité des démarches réglementaires en période de forte activité, la MSA a édité le guide "J'embauche un saisonnier…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole