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Soins
Dois-je investir dans une cage de parage ?

À l’occasion de la semaine de l’expertise, Littoral Normand a donné quelques pistes pour bien choisir
sa cage de parage.

La cage de parage réduit grandement la pénibilité de l’intervention et encourage à parer ses animaux plus régulièrement en toute sécurité.
© C. H.

Pour Olivier Descours, responsable de l’activité pédicure chez Littoral Normand, il est important de réfléchir à ses besoins avant d’investir dans une cage de parage.
La cage de parage permet une intervention rapide sur un animal boiteux, en attendant si besoin le passage du vétérinaire ou du pédicure. Intervenir rapidement peut permettre de réduire les pertes économiques que peut provoquer une boiterie. L’équipement permet de travailler en sécurité pour l’éleveur et l’animal. Enfin, cela facilite le suivi à faire suite à une intervention vétérinaire, des pansements à refaire régulièrement par exemple.

Choisir en fonction de ses besoins

Au-delà du coût de l’investissement, il faut trouver le bon emplacement et parfois l’éleveur doit envisager de construire un local pour l’installer. Il faut savoir qu’il y a un peu de temps à passer pour se former afin de bien pratiquer ensuite. Dans l’idéal, l’investissement est intéressant quand l’éleveur envisage une à deux interventions hebdomadaires. Parfois les emplois du temps chargés peuvent être un frein. « Le nombre d’interventions varie suivant le nombre d’animaux et du besoin que l’éleveur rencontre sur son exploitation ».
À côté de la cage professionnelle dont le coût est très élevé (entre 45 000 et 90 000 euros suivant les marques et les options), il existe des cages beaucoup plus adaptées aux besoins des éleveurs :
- la cage verticale peut se mettre en place sur un animal qui est au cornadis ou être fixée au sol et s’installer dans un endroit bien spécifique. Elle est souvent équipée de motorisations électriques qui permettent de lever les pattes sans trop d’efforts ;
- la cage montante se lève à environ 40 à 50 cm du sol pour un meilleur confort de l’éleveur avec une posture du dos droite. Le coût est plus élevé et il faut bien connaître la hauteur de plafond nécessaire ;
- la cage basculante se couche sur l’arrière de l’espace de travail. Le coût est également plus élevé et l’espace de travail doit être plus important. Les angles de travail sont différents et pas spécialement adaptés pour une bonne posture de l’éleveur.

Une formation pour bien parer

Pour bien choisir, il est important de réfléchir à l’emplacement de la cage. Le but est d’être efficace sinon elle ne servira pas. Il faut faire en sorte que l’animal y soit installé en moins de 10 mn. « Il est important d’utiliser au maximum les moyens de contention déjà existants sur l’exploitation pour limiter les coûts. Il est également important de choisir un lieu qui n’affecte pas l’environnement de vie des animaux. Il faut donc éviter de placer une cage de parage devant ou derrière un robot ou au pied d’un parc de contention ou du parc d’attente. Il faut avoir une arrivée d’eau à proximité pour nettoyer les pieds des vaches et s’assurer d’un bon éclairage. Il convient aussi de prévoir l’écoulement des jus, et ne pas hésiter à laver et désinfecter l’espace et les outils après chaque intervention », ajoute Olivier Descours.
Pour ce dernier, une formation individuelle de parage est très utile. L’éleveur apprend à travailler en sécurité, à aménager l’environnement, à choisir les outils adaptés et les équipements de protection individuelle, à affûter ses outils, à repérer les postures des animaux à parer, à identifier des lésions podales et les différentes pathologies, et bien sûr à se familiariser avec les pratiques autour du pied. « Une journée par an de formation continue peut être intéressante. Mais il faudra toujours appeler son pédicure en cas de doute. Il ne faut jamais oublier qu’il est toujours possible de se faire aider ».
Lors de la formation, l’éleveur apprend le parage fonctionnel. Cette étape primordiale consiste à rééquilibrer les charges de l’animal pour qu’il pose correctement ses onglons. Il se forme ensuite au parage curatif, cela consiste à aller chercher une lésion, poser si besoin une talonnette pour soulager l’onglon malade, poser un pansement, prodiguer les soins prescrits par le vétérinaire.
Parmi les animaux à parer régulièrement, la priorité est à donner aux boiteux évidemment, qui présentent des angulations repérées au cornadis, des postures de dos de plus en plus développées ou des soulagements de membres. Mais Olivier Descours conseille également de parer les vaches le jour de leur tarissement et les primipares.
À noter qu’un investissement dans une cage de parage peut entrer dans les matériels éligibles aux aides du Département pour les petits investissements agricoles.
 

 

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