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Collectivement, protégeons nos élevages

Dans un contexte sanitaire départemental et national tendu, FNSEA 76 et JA 76 ont convié les éleveurs à une réunion d'information, jeudi 23 octobre à Tôtes.

À l'initiative de la FNSEA 76 et de JA 76, plus d'une centaine de personnes se sont massées dans la salle de la mairie de Tôtes, jeudi 23 octobre, pour en savoir plus sur la situation sanitaire.
À l'initiative de la FNSEA 76 et de JA 76, plus d'une centaine de personnes se sont massées dans la salle de la mairie de Tôtes, jeudi 23 octobre, pour en savoir plus sur la situation sanitaire.
© Simon Huet

Plus d'une centaine de personnes se sont massées dans la salle de la mairie de Tôtes, jeudi 23 octobre ; à l'invitation de la FNSEA 76 et de JA 76, pour faire un large tour d'horizon de l'actualité sanitaire. Christophe Savoye, directeur du GDMA 76, a ainsi détaillé, maladie par maladie, les symptômes, les conditions de diffusion et surtout, l'ensemble des recommandations à suivre pour éviter la diffusion de ces épizooties. Car comme l'a rappelé Bruno Ledru, président de la FNSEA 76 dans son propos introductif, le but de cette réunion " est certes de partager les connaissances sur ces maladies mais c'est surtout de prendre conscience que la réponse doit avant tout être collective ". Si toutes les maladies, de la FCO à la grippe aviaire, ont été évoquées, la DNC a été au centre des débats.

Limiter les mouvements d'animaux

La multiplication des cas en France, parfois due à des négligences de la part de certains acteurs de la filière, a contraint la ministre de l'Agriculture, sous la pression de l'Europe, à prendre des mesures drastiques de limitation des mouvements et de fermeture des frontières, a minima jusqu'au 5 novembre. Pour Guillaume Eudier, président du GDMA 76, " il est impératif que nous limitions les mouvements d'animaux pendant cette période de 15 jours imposée par la ministre". Arnaud Izabelle, chef du service Protection des animaux et de l'environnement au sein de la DDPP de la Seine-Maritime, en a profité pour rappeler que, parmi les mesures prises par la ministre, figurait aussi un durcissement des contrôles sur les mouvements d'animaux.

Pour conclure sur la DNC, Bruno Ledru et Jérôme Malandain, président de JA 76, ont appelé les éleveurs mais aussi tous les maillons de la filière à la responsabilité (lire aussi encadré). " Personne n'a évidemment envie que la DNC frappe notre département. Collectivement, on a les moyens de l'éviter ", a insisté Bruno Ledru.

Niveau de risque élevé

La filière avicole est à nouveau touchée par l'influenza aviaire. Après un premier cas en Seine-Maritime autour de Luneray, et face à la recrudescence des foyers en France, le niveau de risque "élevé" a été franchi mardi 21 octobre. Ce statut impose de nouvelles mesures et notamment le confinement des volailles et la mise à l'abri des aliments et de l'eau d'abreuvement. Outre ces deux mesures, toutes les règles de biosécurité doivent être appliquées à la lettre pour éviter tout risque accru de contamination. Par ailleurs, et comme le rappelle Guillaume Eudier, la "Haute autorité de santé recommande à toutes les personnes travaillant dans les filières avicoles et porcines de se faire vacciner contre la grippe saisonnière afin d'éviter de contracter et de propager le virus de la grippe".

Pour toutes les filières animales, Bruno Ledru appelle les éleveurs à la vigilance et à " contacter d'urgence son vétérinaire en cas de doute sanitaire sur un animal ".•

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