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CFPPA Rungis Académie : le Min est une véritable mine pour la formation

Ouvert depuis septembre dernier, le CFFPA Rungis Académie étend sa carte de formations avec notamment un BTSA technico-commercial à la rentrée 2023.

De g. à d. : Cécile Roux, Yasser Tamarin et Éric Gautun.
© L. G.-D.

Inauguré en juin dernier, le CFPPA Rungis Académie (centre constitutif du Campus Bougainville à Brie-Comte-Robert, en Seine-et-Marne) est implanté au cœur du Marché d’intérêt national (Min) de Rungis. Il accueille ses premiers stagiaires depuis la rentrée 2022.
En janvier, la première promotion du Brevet professionnel responsable d’entreprise agricole (BPREA) a ouvert ses portes à neuf stagiaires – tous en reconversion professionnelle  –, financés par la Région avec comme Ucar* obligatoire la transformation des fruits et légumes. « L’agriculture de plein champ et l’agriculture urbaine sont incluses dans notre plan de formation, l’adaptation au territoire étant l’une des missions de l’enseignement agricole. Ici, nous sommes installés en milieu urbain, d’où cette orientation », explique le directeur du site, Éric Gautun. Des propos complétés par la coordinatrice de la formation, Cécile Roux « cette orientation nous permet de nous distinguer tout en gardant une formation qui permette de s’installer aussi en zone rurale ».

Le min : une plateforme de lancement

Autre spécificité de ce CFPPA : son implantation au cœur du Min de Rungis, qui peut s’avérer une plateforme de lancement pour certains stagiaires alors que les distributeurs sont intéressés par des produits locaux.
Les stagiaires bénéficient de deux types d’ateliers pour leurs travaux pratiques : deux hectares sur la plaine de Montjean à Rungis où le site va être exploité avec des méthodes traditionnelles, et le toit de l’école Le Nôtre (2 000 m2 dont 900 m2 exploitables) avec un double objectif : travailler avec différents systèmes en hors-sol et créer une émulation entre les stagiaires de la production et ceux de la transformation. La prochaine session débutera à l’automne prochain.
En parallèle, des Ucar plantes médicinales et aromatiques et apiculture sont commercialisées par le compte personnel de formation (CPF). Via une plateforme numérique, les stagiaires suivent 28 heures de théorie à leur rythme avec un questionnaire en fin de module. Puis ils effectuent deux sessions de trois jours sur le terrain avec un producteur pour transposer la théorie en pratique. Sur le même principe, vont être proposées des Ucar champignons, safran, transformation de fruits et légumes et d’autres modules encore en réflexion en fonction des besoins.
Afin de s’adapter au mieux au territoire et à ses besoins, le CFPPA travaille avec différents partenaires du Min, notamment à la mise en place de formations spécifiques. Un travail est par exemple mené avec les mûrisseurs de fruits exotiques pour des formations mûrisseur-affineur et agréeur.

Un nouveau BTS en septembre pour coller aux besoins du min

Enfin, à la rentrée 2023, un BTS technico-commercial alimentation et boissons en apprentissage ouvrira. Sa particularité : il sera tourné à 100 % vers le Min pour les cours comme pour l’alternance. Pour des raisons de sécurité et d’horaires, il ne sera ouvert qu’à des étudiants majeurs.
Si le site de Rungis est complémentaire de celui du campus Bougainville à Brie-Comte-Robert, il permet aussi à la Rungis Académie de proposer des formations de la fourche à la fourchette. •

* Unité capitalisable d’adaptation régionale.

Yasser Tamarin, stagiaire au CFPPA Rungis Académie

L’agriculture, un métier noble, indispensable à la souveraineté alimentaire

Yasser Tamarin est stagiaire en BPREA (Brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole) au CFPPA Rungis Académie. En reconversion professionnelle, il s’est orienté vers l’agriculture après avoir œuvré durant 13 ans dans la restauration au sein d’une entreprise familiale. Après avoir suivi un CAPA Métier de l’agriculture au Chep (Yvelines), il a intégré début janvier le BPREA qui a ouvert au sein du CFPPA Rungis Académie. Il souhaite approfondir ses connaissances par rapport à son projet de ferme agro-écologique en agroforesterie. Yasser Tamarin décrit « l’agriculture comme un métier noble, indispensable à la souveraineté alimentaire ». Il a saisi l’opportunité de l’orientation apiculture, plantes médicinales et transformation de fruits et légumes proposée sur ce site, et du réseau que le site peut apporter. Cette première promotion met en place les ateliers de A à Z, « ce qui me permet de me projeter en tant que futur agriculteur et m’apporte des outils indispensables », témoigne-t-il.
Si son projet n’aboutit pas, il envisage de développer de l’agriculture urbaine sous forme d’association en lien avec des bailleurs sociaux, une sorte de jardin ouvrier du XXIe siècle.
Le but : promouvoir l’agriculture dans les quartiers.

 

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