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Cent ans d’élevage expliqués à Yvetot.

Dans le cadre des festivités du centenaire du lycée agricole, une conférence de Maurice Renard et Arnaud Izabelle a rappelé l’histoire de l’élevage dans le département. Une salle comble, toute acquise à l’agriculture, puisqu’essentiellement constituée d’élèves ou d’anciens élèves du lycée, a écouté les intervenants du 6 décembre à Yvetot. Faut-il maintenir l’élevage au lycée agricole ?

Maurice Renard, directeur honoraire de l’établissement départemental de l’élevage de Seine-Maritime, et Arnaud Izabelle, directeur de l’exploitation du lycée, ont balayé l’histoire de l’agriculture locale. Le premier a rappelé que la Normandie est une terre d’élevage, des traces de cette activité ont été retrouvées chez les Vikings. Ces derniers avaient trouvé ici un terrain fertile et un climat propice à l’élevage. Maurice Renard a mis en exergue les familles de pionniers dans le développement de la race normande qu’ont été les frères Lavoine et la famille Lange, en notant « qu’en élevage il ne pouvait pas y avoir de progrès sans une organisation collective ». Arnaud Izabelle a quant à lui réaffirmé, à travers l’histoire de la ferme de l’établissement scolaire mais aussi par le projet d’exploitation 2018-2022, « toute l’importance qu’a l’élevage dans nos systèmes, en améliorant l’autonomie et la robustesse des exploitations ».

Il n’y a que l’optimisme qui nous fait avancer
Les témoignages de Jérôme Liot, agriculteur-éleveur à Vattetot-Sous-Beaumont, Jocelyn Pesqueux, président du centre régional industriel et de l’économie laitière de Normandie et Patrick Chauvet, vice-président du conseil départemental de Seine-Maritime, ont tous trois montré l’importance de croire en l’avenir et délivré comme message aux jeunes présents qu’il « ne fallait pas avoir peur mais qu’il fallait tracer son chemin pas à pas ». L’agriculture devra certainement s’adapter comme la société l’a déjà demandé. Il faut arrêter de prôner un modèle unique mais plutôt avoir des systèmes équilibrés entre l’homme, l’économie et l’environnement. « L’essentiel c’est d’être bien dans ses pompes », selon Patrick Chauvet.•

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