Aller au contenu principal

BVD : tous mobilisés pour l'éradication

La BVD (diarrhée virale bovine) est une maladie majeure pour l'élevage bovin. Ses multiples impacts sur la santé des animaux entraînent inévitablement des pertes économiques et empêchent les éleveurs touchés de travailler sereinement.

La lutte contre la BVD porte ses fruits, le nombre de cheptels indemnes progresse d'année en année.
La lutte contre la BVD porte ses fruits, le nombre de cheptels indemnes progresse d'année en année.
© Ludivine Angé

C'est dans ce contexte qu'un plan national d'éradication de la BVD a été entériné via la publication d'un arrêté ministériel en date du 31 juillet 2019. Ce plan national a pour but de protéger la filière bovine française des pertes sanitaires (infertilité, mortalités embryonnaires, avortements, diarrhées, sensibilité accrue aux différentes maladies infectieuses via une forte immunodépression...) et économiques, mais aussi de se conformer aux exigences sanitaires européennes de plus en plus strictes à l'égard de la BVD, afin de ne pas mettre en péril les exportations.

Souhaitée pour 2030, l'éradication de la BVD repose sur trois piliers :

  • la surveillance des troupeaux, pour une détection précoce des contaminations ;
  • l'élimination des bovins infectés permanents de BVD (IPI), pour bloquer la circulation virale ;
  • la biosécurité, pour éviter l'introduction de la maladie dans les cheptels indemnes.

Dans les départements de l'Eure et de la Seine-Maritime, la surveillance des troupeaux s'effectue principalement par une recherche d'anticorps dirigés contre la BVD : soit sur sang, dans le cadre des sentinelles BVD (prises de sang sur des bovins âgés de 9 à 18 mois, nés sur l'exploitation et non vaccinés BVD - ateliers allaitants ou laitiers), soit sur le lait de grand mélange (en mars et septembre - ateliers laitiers). Les cheptels allaitants de faible effectif font quant à eux l'objet d'une surveillance virologique par PCR sur tous les animaux sans garantie de BVD prélevés lors de la prophylaxie.

Surveillance des troupeaux et assainissement obligatoire

Les élevages dont la surveillance ne donne pas satisfaction doivent obligatoirement s'engager dans un plan d'assainissement de la BVD. Ce plan se base sur la détection (recherche du virus) et l'élimination des IPI, qui constituent le réservoir principal de la maladie. À cela s'ajoute, de façon facultative, la mise en place d'un protocole vaccinal, afin de prévenir l'infection fœtale et donc la "fabrication" de nouveaux IPI. Le non-respect de cette obligation d'assainissement peut entraîner la rétention des Asda (attestation sanitaire à délivrance anticipée) de naissance, dans le simple but d'éviter la commercialisation d'animaux porteurs de BVD et donc la potentielle contamination d'autres élevages.

Mesures de biosécurité 

Enfin, en termes de biosécurité, voici une liste non exhaustive de recommandations pour ne pas introduire la BVD sur son cheptel :

  • limiter ou, a minima, sécuriser les introductions d'animaux (contrôle avant-vente + transport sécurisé) ;
  • dépister systématiquement tout veau issu de femelle achetée gestante ;
  • faire pâturer les femelles gestantes ou en cours de reproduction sur des parcelles sans voisins ou, à défaut, utiliser un vaccin à protection fœtale sur les femelles mises à la reproduction ;
  • bien nettoyer et désinfecter le matériel d'élevage (bétaillère, parc de contention) utilisé en commun avec d'autres éleveurs entre chaque utilisation.

Le GDMA 76 vous accompagnent techniquement et financièrement dans cette lutte contre la BVD, lutte qui nécessite certes un effort collectif, mais qui porte ses fruits, le nombre de cheptels indemnes progressant d'année en année.•

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole