Baisse de récolte sur maïs ensilage : les bons réflexes
À l'approche des chantiers d'ensilage, les exploitants qui redoutent une baisse de production sur leur récolte sont invités à anticiper. Qu'ils soient assurés ou non, un ensemble de démarches et de précautions permet de préserver leurs droits, que ce soit au titre de l'assurance récolte ou de l'indemnisation de solidarité nationale (ISN).
À l'approche des chantiers d'ensilage, les exploitants qui redoutent une baisse de production sur leur récolte sont invités à anticiper. Qu'ils soient assurés ou non, un ensemble de démarches et de précautions permet de préserver leurs droits, que ce soit au titre de l'assurance récolte ou de l'indemnisation de solidarité nationale (ISN).
Avant toute chose, la règle est simple : ne jamais engager la récolte sans avoir alerté son assureur ou son interlocuteur agréé. Une déclaration tardive, ou l'absence de déclaration, peut en effet compromettre l'éligibilité à l'ISN comme à l'assurance récolte. Anticiper permet notamment de laisser le temps à un expert de se déplacer avant ou pendant le chantier.
Alerte et prédéclaration : une étape obligatoire
Pour les exploitants assurés en multirisque climatique (MRC), le sinistre doit être déclaré auprès de l'assureur au plus tard 15 jours avant la récolte, dès lors que la perte est estimée à 30 %. Ce délai est déterminant : il conditionne le passage de l'expert avant ou au moment du chantier d'ensilage. Pour les exploitants non assurés, c'est la procédure ISN qui pourra être déclenchée, à condition que le département ou la zone concernée soit reconnu en état d'aléa climatique. Il faudra alors apporter la preuve d'un déficit de production supérieur à 50 %. Sur ce dossier, la FNSEA 76 œuvre pour que la procédure ISN soit effectivement enclenchée dès lors que les conditions seront réunies.
Sur le terrain, rassembler des preuves solides
Le maïs ensilage présente une difficulté particulière : mis directement en silo, sans pesée systématique, il rend la preuve du rendement plus délicate à établir. Plusieurs précautions permettent néanmoins de constituer un dossier solide. Il est recommandé de conserver, au sein de la parcelle, des zones représentatives non récoltées, afin qu'un expert puisse constater l'état réel du maïs, de photographier les parcelles touchées avant le passage de la machine, en veillant à activer la géolocalisation du smartphone ou de l'appareil photo. Après la récolte, établir le cubage précis du silo et effectuer des analyses de matière sèche (MS) au moment de la récolte, afin d'évaluer précisément le tonnage en tonnes de MS/ha.
Réunir l'historique de l'exploitation
Dernier volet, et non des moindres : les exploitants doivent préparer les bilans fourragers ou déclarations de récolte des trois à cinq dernières années. Ces documents permettront de justifier le rendement de référence de l'exploitation, sur la base duquel est évaluée la baisse globale déclenchant l'indemnisation.•