Aller au contenu principal

AXELLE VERNIOL, conseillère en stratégie commerciale et animatrice de Bienvenue à la ferme
« Au Domaine (Balf), la nouvelle marque en faveur de l'œnotourisme »

Le réseau Bienvenue à la ferme renforce son positionnement auprès des vignerons avec une nouvelle marque dédiée à la filière : "Au Domaine". Lancée officiellement en 2024, cette initiative vise à mieux répondre aux attentes spécifiques des exploitations viticoles, de plus en plus sollicitées pour proposer des expériences œnotouristiques.

Pouvez-vous présenter l'initiative Au Domaine ?

« Bienvenue à la ferme est une marque nationale des Chambres d'agriculture destinée à promouvoir l'accueil touristique chez les agriculteurs. Toutefois, le terme "ferme" ne reflète pas vraiment la réalité des domaines viticoles, et les vignerons ne s'y reconnaissaient pas toujours.

Nous avons donc créé une marque fille, "Bienvenue à la ferme - Au Domaine", pour mettre en avant les spécificités de l'accueil dans un domaine viticole : un public un peu différent, davantage centré sur la dégustation, la découverte du vin et le savoir-faire viticole. »

Quel est votre rôle dans ce projet et son développement ?

« J'accompagne les producteurs, notamment beaucoup de viticulteurs du Beaujolais [elle est basée dans le Rhône, NDLR], sur les questions de commercialisation et de valorisation. »

Pourquoi créer une marque tout spécialement pour la viticulture ?

« L'objectif est double : mieux répondre aux attentes particulières des viticulteurs, puis communiquer de manière plus ciblée auprès du grand public intéressé par l'œnotourisme. »

Avez-vous un chiffre sur le nombre de domaines concernés en France ?

« En 2025, nous comptons environ 5 200 adhérents Bienvenue à la ferme toutes filières confondues. La part des viticulteurs, en revanche, était plus faible que leur proportion dans l'agriculture française en général. C'est aussi pour cela que nous avons voulu développer Au Domaine : pour mieux travailler avec eux et valoriser leur activité. »

Comment devient-on adhérent Au Domaine ?

« Il faut être adhérent Bienvenue à la ferme. Ensuite, nous accompagnons les producteurs sur toutes les questions liées à l'accueil : respect du cahier des charges, réglementation, qualité de l'expérience proposée aux visiteurs... Chaque région ou département dispose d'un animateur local. Au niveau national, nous organisons également des webinaires thématiques, en mutualisant les compétences des différents animateurs : commercialisation, réglementation des établissements recevant du public (ERP), accueil, etc. Cela permet d'offrir un accompagnement complet, même lorsque localement il n'y a qu'un seul animateur. Nous fournissons aussi la charte graphique, les supports de communication, etc. »

Quelles sont les tendances actuelles en matière d'œnotourisme et d'agritourisme ?

« L'agritourisme est en plein développement. Le public recherche désormais des expériences authentiques, immersives et souhaite comprendre les métiers agricoles.

Dans le cadre d'Au Domaine, cela se traduit par des activités participatives : apprendre à tailler la vigne, découvrir les étapes du métier, réaliser des ateliers pratiques... Certains proposent même des escapes games autour de la vigne et du vin.

Les visiteurs ne veulent plus seulement écouter un discours : ils veulent échanger, participer et vivre une partie du quotidien du producteur.•

Propos recueillis  par Laura Meyer

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les Prés d’Artemare à Saint-Vaast-Dieppedalle (22 juillet).
Concerts à la ferme : carton plein en Seine-Maritime

Près de 900 personnes sont venues assister aux cinq concerts à la ferme qui se sont tenus en Seine-Maritime du 20 au 24…

L'aide à l'achat d'engrais minéraux azotés simples va de 50 à 70 € la tonne. Épandage d'engrais azoté sur blé.
Plan engrais 2026 : l'aide est aujourd'hui disponible

Le dispositif d'urgence exceptionnel qui accompagne les exploitations agricoles face à la hausse des coûts des intrants liée…

Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB et éleveur allaitant dans l'Eure, martèle, devant le directeur de l'abattoir, que Bigard, leader français des abatteurs, orchestre une baisse continue des prix qui in fine se retournera contre toute la filière.
Les éleveurs bovins dénoncent des baisses de prix injustifiées

Dès 4 heures du matin, mardi 28 juillet, près d'une centaine d'agriculteurs venus de tous les départements normands ont bloqué…

Adoption définitive de la loi d'urgence agricole le 21 juillet 2026. Pour la FNSEA, « cette loi constitue une véritable bouffée d'oxygène pour les exploitations agricoles ».
Adoption définitive de la loi d'urgence agricole

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole mardi 21 juillet au soir.…

Au printemps, David Léger composte la litière deux fois à 15 jours d'intervalle. Il l'épand ensuite, sans l'incorporer sur ses prairies temporaires.
Une litière en plaquette bois pour booster la vie du sol

À Esteville, les vaches de David Léger logent sur une litière mixte construite sur de la plaquette bois. Sans impact sur le…

Au 20 juillet, les prairies sont fortement touchées par la sécheresse. Les éleveurs s'inquiètent pour les fourrages à venir.
Sécheresse : mobilisation autour des fourrages

Face à la baisse des fourrages, les éleveurs s'inquiètent. Le réseau FDSEA-FRSEA de Normandie lance une enquête afin d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole