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Agrivillage développe le camping haut de gamme à la ferme

Très populaire au Royaume-Uni et dans les pays anglophones, le “glamping” est un concept d’hébergement touristique qui devient à la mode en France également. C’est le luxe et le confort associés à la liberté du camping et du plein air.

Depuis sa création en 2019, la start-up Agrivillage s’est spécialisée dans l’agritourisme et développe aujourd’hui le “glamping” dans son offre d’hébergement à la ferme. 
« Le glamping, c’est la contraction des mots glamour et camping. Nous souhaitons développer ce concept avec une offre de tentes lodge haut de gamme sur des exploitations agricoles. Nous sommes donc à la recherche d’agriculteurs qui pourraient accueillir cinq à six lodges sur une parcelle d’un hectare. La forte demande en logements insolites et la hausse du tourisme vert pourraient leur apporter un complément de revenus et l’opportunité de faire découvrir leur métier », explique Adrien Gabillet, fondateur d’Agrivillage.

Cette offre d’hébergement éco-insolite s’est mise en place grâce au partenariat d’Agrivillage avec une entreprise hollandaise “Un lit au pré”. Les tentes lodge de plus de 50 m2 sont entièrement aménagées et équipées de toilettes et de douche. Un poêle à bois permet une ambiance chaleureuse pour les soirées un peu fraîches. 

Ce concept répond aux voyageurs désireux de passer un séjour en plein air sans s’encombrer d’une tente, d’un sac de couchage et du matériel de camping classique.

Avec ce nouveau type d’hébergement, Agrivillage veut devenir la référence en matière de séjours à la ferme, ainsi que celle des agriculteurs qui souhaitent accueillir des particuliers pour mettre en avant leur métier et leur exploitation. 

Des activités avec l'agriculteur 

Les agriculteurs qui partent dans ce projet bénéficient du concept développé par la start-up bretonne Agrivillage. Celle-ci porte les projets au niveau administratif et financier et gère 100 % du planning de réservation de l’hébergement ainsi que le service après-vente. De son côté, l’agriculteur s’engage à accueillir les touristes, échanger avec eux sur son métier et proposer des activités en lien avec son quotidien. 
« Entre quatre à six lodges par ferme est le bon ratio compte tenu des coûts de phytoépuration à mettre en place, qui sont à la charge de l’agriculteur. Je précise qu’il existe des subventions européennes et dans certains départements. La période d’ouverture de ces hébergements haut de gamme s’étale d’avril à octobre et nous encourageons les agriculteurs à proposer des services complémentaires tels qu’un petit magasin de produits fermiers, la location de vélo, la préparation du petit-déjeuner… » 

Dans une philosophie de slow-tourisme, les fermes qui sont estampillées Agrivillage se situent à moins de deux heures d’une grande ville. Il s’agit de permettre aux citadins de se dépayser sans forcément aller trop loin. 

Objectif : relancer l'agritourisme

La plateforme Agrivillage contient aujourd’hui plus de 500 offres d’hébergement à la ferme : chambres d’hôte, gîtes, tiny house, logements insolites, tentes lodge. Ce "Airbnb à la ferme" a été créé par Adrien Gabillet à la suite d’un constat : « Je suis issu du milieu agricole, mes parents sont éleveurs laitiers en Bretagne. Je me suis rendu compte qu’il y avait très peu d’offres d’hébergements dans les fermes. J’ai interrogé les agriculteurs pour comprendre. Le coût, le manque de temps et les compétences en matière d’accueil sont les principaux freins, ainsi que les démarches administratives », explique le jeune homme qui reconnaît être marqué par la fracture entre le monde agricole et les consommateurs qui ont beaucoup d’a priori. 
« Après la découverte du fonctionnement d’une ferme, ils revoient leur vision. J’ai donc voulu développer l’agritourisme. En France, nous avons tout, un territoire diversifié, des agricultures variées intéressantes à découvrir ».

Les agriculteurs intéressés se font connaître et l’équipe se déplace sur l’exploitation pour effectuer une étude de faisabilité. Le partenariat entre Agrivillage et l’agriculteur se concrétise par un contrat signé pour une durée comprise entre cinq et huit ans. 
« L’agritourisme est peu développé en France aujourd’hui, contrairement à d’autres pays tels que l’Italie. Je pense qu’il faut moderniser l’offre en donnant des solutions clés en main aux agriculteurs pour se lancer. Cela peut être pour eux une source complémentaire de revenus ». •
 

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